0

L’Europe pour les Socialistes

drapeau_europe

logo du Parti SocialisteJe n’ai pas beaucoup de temps pour écrire ces derniers jours mais je reste toujours à l’affut de l’actualité. Alors que le Parti Socialiste sort son projet ces derniers jours, je pense qu’il est intéressant de ressortir des articles que j’ai écrit lors du Congrès de Reims où je faisais l’analyse des contributions socialistes sur l’Europe.

C’est d’abord un constat partagé. L’Europe doit agir comme une protection à la mondialisation libérale. Certains prônent une Europe protectionniste en mettant des règles sociales et écologiques sur les biens entrants en Europe. Pour ce faire, l’Europe doit être plus égale entre les pays qui la composent: l’Europe doit mener une harmonisation sociale et fiscale : impôt sur les sociétés identiques, mêmes droits sociaux à la sécurité sociale, un revenu minimum… L’Europe doit avoir un plus grand pouvoir d’action en menant de grandes politiques industrielles. L’Europe a un déficit démocratique auquel il faut remédier en donnant le pouvoir aux élus du Peuple.

Quoi qu’on puisse penser du Traité Constitutionnel Européen (j’ai voté oui), il a laissé des traces au Parti Socialiste. Celui-ci a recentré son discours à gauche. Le Parti Socialiste n’aurait jamais du laissé se passer ce déni de démocratie qu’a été la ratification du TCE bis par le Parlement alors que le Peuple français l’avait refusé. Ce déni démocratique a été ressenti comme une trahison des élites auprès du Peuple et la forte propension du Peuple noniste à ne pas voter socialiste et se tourner vers Marine Le Pen ou le Front de Gauche en est une des conséquences avec l’abstention.

3

Islande, pays en ruine, se reconstruit

islande

25 citoyens ordinaires ont été élu par les Islandais pour mettre en place une Constituante visant à changer de fond en comble la Constitution islandaise.

Les 25 Islandais ont été élu parmi les 522 citoyens qui s’étaient déclarés intéressés par la nouvelle rédaction de la Constitution.

Il faut dire que l’Islande est le premier pays européen à être tombé en faillite suite à la crise des subprimes. L’Islande avait en effet basé son modèle économique sur la financiarisation. La nouvellle Constitution a pour but de faire repartir le pays. Et ce seront ces 25 Islandais qui en auront la charge.

Mais attention, comme le souligne Pascal Riché, ce n’est certainement pas une révolution anti-capitaliste. On ne passe pas du libéralisme financier au communisme rouge. Mais c’est une modalité assez surprenante. Certains socialistes verraient certainement d’un bon oeil cette démocratie participative. Seulement, 522 citoyens sur 300 000 habitants, à l’échelle de la France ça donne… 144 000 candidats pour 65 millions d’habitants et 5000 élus. Autant dire que la France n’est pas l’Islande…

2

La Santé : inégalités dans l’Union Européenne

Je ne ferai pas un long discours sur le fait que l’Union Européenne déçoit énormément les attentes que les Européens ont mis dans cet amalgame de pays. Le refus des Européens de voter pour les Députés Européens est la conséquence de cette énorme déception. Une Union économique sans qu’il y ait derrière une politique économique européenne va droit dans le mur. La crise grecque en est certainement l’exemple le plus frappant. L’économie grecque souffre de la politique monétaire de la BCE avec un Euro fort alors que son économie a besoin d’une monnaie faible. Si l’on ajoute à ça le mensonge d’Etat sur la dette nationale que droite comme gauche se sont refilés depuis 15 ans, il arrive un pays qui est en quasi-banqueroute. Pourquoi? Parce que nous, Européens, n’agissons pas sur les mesures sociales visant à créer un rattrapage entre les pays de l’Union Européenne. Or ce rattrapage ne peut se faire qu’en ayant une politique européenne sur le droit du travail, les taux d’imposition, les normes sociales, la santé, l’éducation… Il est question ici de normaliser, structurer les bases de la politique européenne.

Un rapport sur les questions de Santé remis à la Commission Européenne en octobre 2009 s’alarme de « l’existence de disparités considérables dans le domaine de la santé entre les États membres et à l’intérieur même de ceux-ci. » Pire, « certaines de ces disparités se creusent. La hausse du chômage et l’incertitude accrue entraînées par la crise économique actuelle aggravent encore cette situation. »

Face à ce constat, l’Union Européenne lance une campagne visant à mobiliser les acteurs de la Santé et la population européenne pour améliorer l’accès aux soins. Cette action est dirigé aussi bien vers les plus pauvres que les minorités qui sont maltraités dans certains pays de l’Union Européenne. Espérons que cette prise de conscience sur les inégalités dans l’accès à la Santé sera le déclencheur pour l’Union Européenne qui comprendra peut-être enfin qu’il ne peut y avoir de marché unique sans des lois sociales européennes.

0

Berlusconi veux fermer l’Unità

Communiqué de la Direction de l’Unità :

Les arguments contenus dans les deux citations (dans les photos: les couvertures des deux numéros du journal « incriminés ») sont formellement destinées à démontrer que l’Unità a lésé la réputation de Berlusconi, mais sur le fond ils se réfèrent à un délit non prévu par notre système juridique, celui de dit lèse majesté.

L’avocat du Président du Conseil conteste nos opinions politiques, nos analyses (partagées par ailleurs par les éditorialistes d’autres quotidiens nationaux et internationaux qui de toute façon se réfèrent à la libre manifestation des opinions publiques garanties par l’article 21 de la Constitution) sur les rapports entre la majorité et le Vatican. Ou bien sur des jugements concernant les comportements privés du Pdt du Conseil et sur leur compatibilité avec son rôle public.

Y figure également la notion de lésion à l’honorabilité du pdt du Conseil pour avoir rapporté des jugements exprimés publiquement par Veronica Lario (épouse de Berlusconi en instance de divorce ndt) sur son comportement et ses fréquentations de filles mineures. Et même l’opinion d’une écrivaine comme Silvia Ballestra est insérée dans la liste des affirmations à ne pas publier.

Un passage de l’acte juridique produit par l’avocat du pdt du Conseil résume bien le sens global de l’initiative. “On a écrit, en faisaient passer cela pour des véritsé, que « tout aurait été caché » et qu’on aurait manipulé l’information à travers les télévisions. Et que M Berlusconi disposerait non seulement d’un tel contrôle mai en aurait même abusé et continuerait à le faire en portant atteinte au service public Rai pour ses intérêts personnels (qui consisterait en une sorte de guerre contre la télévision Sky). Et cela comme tout ce qui a été divulgué par l’Unità est une pure invention ”.

En définitive, il est “diffamatoire” même de dire que Berlusconi contrôle l’information en Italie.

Est contesté le caractère prétendument “illicite” de deux numéro entiers du quotidien dans tout ce qui se rapporte au Pdt du Conseil, à travers le mélange d’articles et commentaires, devient ainsi “diffamatoire” une ligne politique et une vision du monde dans son ensemble.

Dans les deux actes d’accusation il est impossible de trouver quoi que ce soit concernant les affirmations contestées. Il n’est donc pas possible de démontrer que celle-ci sont fondées sur des déclarations publiques.(même des déclarations faites par des députés de la
république autrefois proches de Berlusconi comme Paolo Guzzanti) ou sur des déclarations déjà connues par les autorités judiciaires (comme celles de Patrizia D’Addario) et diffusées par toute la presse mondiale.

Cela clarifie les raisons des choix des avocats et la demande du payement de dommages exorbitant. Il est évident que Silvio Berlusconi, comme pendant le fascisme, veut fermer le quotidien fondé par Antonio Gramsci.

Nous ferons tout ce qui est possible pour l’empêcher. Nous lançons, à nos lecteurs et à tous les démocrates, un appel à la mobilisation pour la liberté de la presse.

L’Unità 02 septembre 2009 http://www.unita.it/

 

43

Quelles conclusions tirer des élections européennes?

Le Parti Socialiste arrive à un peu moins de 17% des voix aux élections Européennes et arrivent deuxième loin derrière l’UMP qui atteint les 28%. Europe Ecologie, association hétéroclite de la droite écologiste d’Hulot à l’extrême gauche de Bové en passant par les Verts fait le score le plus significatif à un peu plus de 16%. Le Modem est totalement dépassé avec 8,5% des suffrages. Quel bilan doit-on tirer de ces conclusions?

Nicolas Sarkozy limite la casse

Avec une perte de seulement 2 points par rapport aux présidentielles, Nicolas Sarkozy et l’UMP limite la casse. Son gouvernement réussit le tour de force de ne pas perdre son électorat malgré la crise, les affres de son gouvernement et surtout l’incapacité de la Droite de proposer un projet de société européen. Le bilan que nous devons en tirer est que Nicolas Sarkozy a réellement réussi son pari. En anihilant les débats, en refusant la confrontation avec la gauche, l’UMP n’a pas eu à entrer dans la campagne. C’est donc uniquement la base de droite qui a voté pour l’UMP. Une base à 28%.

François Bayrou, la fin de l’utopie centriste

Le Modem mené par François Bayrou a réussi à montrer sa force. Sans le Nouveau Centre, sans la présidentialisation du scrutin et sans Quitterie Delmas, Bayrou et le Modem fait pire que l’UDF et que Bayrou en 2007 (10 points de moins). La faute à qui? La faute à quoi? C’est principalement la faute de Bayrou. Sa paranoïa (les sondeurs mentent en gros) et son agressivité envers Cohn-Bendit (Vous défendez la pédophilie en gros) ont fait fuir les électeurs centristes. Où ont-ils fui? Et bien les électeurs de Bayrou ont paradoxalement fui chez celui qu’il tapait : Daniel Cohn-Bendit.

Daniel Cohn-Bendit ou l’heureux hasard

Certains pourront dire que c’est de la mauvaise foi. Et pourtant, le score de Cohn-Bendit tient de l’hasard. Chance pour lui d’avoir rencontré sur son chemin Bayrou cité plus haut. L’énervement de Bayrou face à Cohn-Bendit qui tient autant de la saine colère de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy lors du débat du 2nd tour des présidentielles de 2007 que de l’apparition que de sa véritable nature de droite a fait basculer des centristes sur les Verts. Lors du sondage 48H avant les élections, les Verts étaient entre 11% et 15,5% tandis que le Modem était entre 11% et 14%. Les vases communiquants ont fortement fonctionné entre ces deux formations. Mais ceci n’explique pas qu’Europe Ecologie était crédité de 11% à 15,5%. Cette poussée écologiste ne peut s’expliquer que parce que les Verts étaient les seuls avec les Socialistes à avoir un programme européen mais ont été les seuls à faire campagne sur l’Europe. Mais ça, c’est le cadre du paragraphe suivant.

Martine Aubry ou la non-campagne

Les Socialistes n’ont pas fait campagne. Et pourtant, nous avions tout pour réussir. Du programme commun avec l’ensemble des partis socialistes européens à l’équilibre entre les différentes sensibilités du Parti Socialiste, le PS avait toutes les cartes en main pour faire une campagne européenne. Pourtant rien ne s’est passé de façon optimale. D’abord parce que si nous avions un programme commun, nous n’avions pas de candidats communs. Certains socialistes européens étaient contents du travail du néo-conservateur Barroso. Problème. Comment soutenir le candidat de la Droite quand on souhaite politiser les débats? Cette question a pourri notre campagne sur le programme. Un autre écueil est venu du Parti Socialiste Français lui-même. Lors de la Convention Nationale du Parti Socialiste français entérinant les listes des Européennes, nous avons eu la présentation des candidats et les premiers discours sur l’Europe qui donneraient le ton de la campagne. Et je dois dire que si je n’ai pas retransmis ces discours, c’est qu’il y avait quelque chose qui me génait. On ne fait pas campagne contre. Quand le directeur de campagne du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, appelle à voter contre Barroso, Berlusconi et Sarkozy, c’est que nous avons un grave problème politique. S’opposer à une politique conservatrice c’est utile mais comment peut-on mettre ça en premier lieu avant toute proposition positive? La campagne ne pouvait commencer plus mal finalement. Et la suite n’en donna que trop raison. Qui finalement a pris la décision politique de mettre l’anti-barrosisme en avant? Martine Aubry? François Lamy? Harlem Désir? Jean-Christophe Cambadélis? D’autres? Qui que ce soit la décision de faire campagne contre a été contre-productif. Et cette personne doit prendre les devant et présenter sa démission. Pour ma part, je crains que ce soit Jean-Christophe Cambadélis. J’avais déjà trouvé son arrivée à la tête du Secrétariat National à l’Europe et aux Relations Internationales étonnante. N’ayant aucune expérience en la matière, son arrivée ressemblait plus à un pied de nez mesquin envers l’ancien secrétaire national Pierre Moscovici. Une erreur de casting? Peut-être. En tout cas une chose est claire. Je ne milite pas contre et j’ai boudé la campagne européenne. C’était impossible pour moi de faire une campagne contre. Vraiment, c’était hors de mes capacités.

Autre point à mettre aussi au discrédit du Parti Socialiste est sa communication finale. Avez-vous le bulletin de vote du PS? Noir et blanc bordel! Un putain de noir et blanc illisible caché entre le Vert pétant d’Europe Ecologie et l’orange flamboyant du Modem! Mais putain! Les électeurs l’ont cherché ce putain de bulletin mais ils ne l’ont pas vu! Il était illisible! Tout simplement! Le poing et la rose? Mais elle n’y était même pas! Il était triste, dégueulasse, pas sexy! Ca donnait vraiment pas envie. Comme un message subliminal : NE VO-TEZ PAS POUR NOUS! Les Français l’ont compris et ils ont pris le bulletin Vert.

Enfin dernier point que je n’ai pas vécu. Certains camarades ont fait remonté un peu partout que certains socialistes dans certaines circonscriptions n’ont pas milité pour le Parti Socialiste mais pour Europe Ecologie. Je n’ai pas vu ce type de comportement. Par contre sur Twitter, j’ai lu des « socialistes » être rempli de joie de la défaite socialiste. Chose étrange, ils sont tous des soutiens indéfectibles de Ségolène Royal…Quand tu veux abattre ton chien, dis qu’il a la rage…

Et le gagnant est… l’abstention!

Et oui, le grand gagnant c’est l’abstention. Les Français comme les Européens se foutent totalement de l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui. Une Europe éloignée, trop bureaucratique, peu sexy par rapport aux Français ont fait de ce scrutin un appel. Lors du traité constituant européen, la participation était présent. Donc lorsque les Européens savent qu’ils ont le pouvoir de changer les choses, les Européens participent. La nature présidentialiste de la France peut-il expliquer aussi la défiance des Français envers le pouvoir des députés européens?

Beaucoup de questions au final mais une chose est sûre. Le bilan est mauvais.

8

7 raisons pour changer l’Europe

Voici 7 raisons qui me font voter socialiste ce dimanche pour les listes menées par Harlem Désir et Martine Aubry.

1. 100 milliards d’euros pour un véritable plan de relance économique pour l’Europe, avec des investissements massifs en matière d’emploi et de croissance. Pour soutenir le pouvoir d’achat et faire repartir la consommation. Pour créer des emplois et soutenir toutes les industries, y compris l’économie verte et innovante.
2. Un Pacte européen pour l’emploi afin de lutter contre les licenciements et la précarité. Pour un salaire minimum et des droits sociaux dans tous les pays d’Europe et pour mettre fin à la concurrence vers le bas entre les travailleurs. A travail égal, salaire et conditions de travail égaux dans une même entreprise.
3. Une nouvelle Charte des Droits de la Femme, pour assurer l’égalité des droits et des opportunités dans tous les domaines.
4. Un Pacte européen de progrès social pour promouvoir ensemble les droits sociaux et lutter contre la pauvreté et l’exclusion.
5. Une réglementation efficace des marchés financiers pour contrôler les banques et les fonds spéculatifs et remettre la finance au service de l’économie réelle. Nous voulons concrètement un nouveau modèle économique et financier afin d’éviter de nouvelles bulles financières aux effets dévastateurs.
6. Un engagement européen de solidarité Nord / Sud avec un plan de soutien massif en faveur de l’alimentation, de la santé et de l’environnement.
7. Une proposition européenne pour un « nouvelle donne » mondiale, qui sera présenté au G20 avant la fin de l’année. Nous y proposerons un plan d’ensemble en faveur de la régulation économique mondiale, en faveur des droits sociaux, pour la lutte contre le changement climatique et contre la pauvreté.

Alors aujourd’hui, pour en finir avec les politiques de recul social de trop nombreux gouvernements de droite, pour lutter contre la récession et le chômage et préserver la cohésion sociale, pour inventer le modèle de l’après-crise, plus juste et plus durable, pour nommer une Commission européenne qui s’engage à servir cette nouvelle politique progressiste; il n’y a qu’un seul moyen. Voter ce 7 juin pour le Parti Socialiste Européen.

4

Daniel Cohn Bendit, allié de Berlusconi?

In Le Monde du 23 mai
Dans un article du 21 avril, le quotidien italien Corriere della Sera relate un dialogue entre Daniel Cohn-Bendit et les dirigeants des Verdi (Verts italiens) lors d’une réunion publique de soutien à la candidate du Nord-Ouest, tenue la veille à Rome.
Le député européen attaque : « Les Verdi continuent à regarder seulement du côté de la gauche. Mais ils doivent se rendre compte que, pour au moins quatre ans, elle ne sera pas au pouvoir. Et entre-temps? La transversalité est utile. Si on veut être influents, il faut regarder toute la société. » Grazia Francescato, la porte-parole des Verdi, tente de s’opposer : « Mais Daniel, tu sais quelle droite nous avons en Italie ? » M. Cohn-Bendit répond : « Et la gauche italienne alors ? » Puis continue : « Les Verdi ont un train de retard parce qu’ils ont peur d’être aspirés par Berlusconi. Il faut se risquer, se mélanger, on ne peut pas rester toujours seulement du même côté. »

Elle est belle l’écologie européenne! Prête à s’allier avec la pire engeance réactionnaire du continent pour avoir un poste, des places, des honneurs.

14

Nicolas Sarkozy soutient la liste anti-sioniste de Dieudonné

Et voici venu l’effet boomerang.

Il y a de cela quelques semaines, le conseiller du Président Claude Guéant avait claironné sur tous les médias qu’il allait interdire les listes anti-sionistes de Dieudonné. La communauté juive applaudissait bien entendu la volonté d’interdiction d’une telle liste. Dieudonné est depuis longtemps considéré par les français juifs comme une menace pour leur sécurité. Donc il ne pouvait que soutenir l’action du gouvernement d’un côté et rester abasourdi devant le manque de soutien de la gauche et du Parti Socialiste qui pointait du doigt – à juste titre – la difficulté à interdire ces listes. En effet, interdire une liste doit se faire sur le programme et non sur le ressenti. C’est d’ailleurs la raison qui fait que Le Pen et le Front National peuvent concourir.

Si aujourd’hui Rachida Dati et donc Nicolas Sarkozy n’interdise pas les listes anti-sionistes, doit-on le considérer comme un soutien? Certains sont de cet avis. Et d’abord les amis de Dieudonné qui remercient l’Elysée de faire sa publicité. Nicolas Sarkozy utiliserait-il Dieudonné pour vampiriser la gauche? Après Besancenot et Mélenchon que Sarkozy a mis en avant, la tactique de Sarkozy est donc bien d’essayer de donner de l’importance aux extrèmes-gauche. Car même si Dieudonné est d’extrême-droite, son coeur de cible se trouve à l’extrême-gauche.

Alors contrairement à ce que pensaient les français juifs, Nicolas Sarkozy ne les soutient pas. Il a mis en scène Dieudonné, en a fait sa promotion et l’a fait grandir dans le coeur des Français. C’est en fait un soutien à Dieudonné que Sarkozy a donné par la voie de Claude Guéant et de la Ministre de la Justice… Rachida Dati. Celle-ci, candidate en Ile-de-France pour Sarkozy face à Dieudonné, l’avoue elle-même. Elle n’a pas les éléments pour interdire Dieudonné et a donc tous les éléments pour l’autoriser.

Mais alors que faut-il faire le 7 juin prochain? Voter pour l’UMP? Non! Voter pour les anti-sionistes? Non! Le 7 juin prochain, il faudra d’abord rejeter les manipulateurs du gouvernement et voter pour un véritable projet européen. De toutes les listes, il n’y a que deux projets européens. Soit les Verts et les Socialistes. Si moi j’ai choisi mon projet européen qui sera socialiste, vous avez toujours la possibilité de vous tourner vers l’autre seul projet européen.

11

Europe, c’est l’heure de l’action !

Europe c'est l'heure de l'actionLe 7 juin 2009, les citoyens européens sont appelés à se rendre aux urnes pour élire leurs représentants au Parlement Européen. Ces élections interviennent à un moment critique pour la planète. Après la crise systémique qui a ébranlé l’équilibre financier mondial, nous sommes aux prémices d’une des crises économiques les plus graves des 50 dernières années. A ceci s’ajoutent, entre autres, une crise écologique qui remet en cause notre modèle de développement et une profonde crise sociale qui touche les populations les plus fragiles de tous les Etats membres.

Révélateurs des déséquilibres d’un système, ces crises multiples et interdépendantes sont le résultat de la faillite du système de régulation international. Les réponses apportées par les différents gouvernements et institutions continuent ainsi à nous sembler trop limitées et insuffisamment coordonnées.

Pour répondre à ces défis, l’Europe est plus que jamais l’échelon pertinent. Pourtant depuis plusieurs années, elle n’arrive plus à convaincre ses citoyens. Incapable de proposer de grandes avancées sociales, elle apparaît comme une institution centrée sur la constitution d’un marché unique, qui promeut la libéralisation des marchés avant la protection de ses habitants. Les élections européennes sont un moment décisif pour mettre fin à cette situation. Nous, jeunes européens de gauche, appelons tous ceux et celles qui partagent nos convictions à nous rejoindre afin de peser sur cette campagne et lui donner un contenu politique fort, seul à même de déboucher sur des progrès politiques et sociaux.

Pour cela après avoir renforcé la voix du Parlement Européen pour une Europe plus démocratique, la première exigence est d’augmenter le budget de l’Union européenne, aujourd’hui limité à 1% du PIB, afin d’avoir les moyens de mener des politiques ambitieuses sur les questions fondamentales pour la vie et l’avenir des Européens : solidarité, croissance « verte », politique industrielle, recherche, éducation, libertés publiques, … Sur tous ces thèmes, l’Europe sera jugée sur ses résultats concrets. C’est pourquoi nous attendons des grandes forces politiques des engagements clairs au cours de cette campagne. Nous les appelons aujourd’hui à porter les propositions suivantes durant le prochain mandat :

-Salaire Minimum Européen Créer un Salaire minimum européen, fixé en fonction du PIB médian par habitant dans chaque pays, afin d’assurer une véritable protection des travailleurs européens et de limiter le dumping social.

-Couverture Maladie Universelle Etendre à l’échelle communautaire les dispositifs existant à des degrés divers dans plusieurs pays membres , en abolissant leur caractère discriminatoire (réservés aux nationaux) et trop restrictif (exigence de domiciliation), afin de garantir des droits sociaux fondamentaux.

-Droits de vote des étrangers aux élections locales et européennes Garantir le droit de vote des étrangers non-communautaires dans tous les pays de l’Union pour les élections locales et européennes afin de reconnaître leur contribution à la vie de la société et de leur permettre d’exercer leur citoyenneté.

-Droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse Inscrire l’IVG dans les droits fondamentaux de l’Union Européenne afin de bâtir un modèle de société où chaque individu est libre de disposer de son corps.

-Prise de participation temporaire de l’Europe dans le capital d’entreprises en difficulté Créer des dispositifs destinés à investir dans les entreprises et les secteurs fragilisés en contrepartie de la défense et la promotion des droits sociaux des salariés et leur participation aux décisions de l’entreprise.

-Mettre en place un média européen indépendant Créer un média global pour couvrir l’actualité communautaire et diffuser des productions culturelles afin de faire émerger une vraie opinion publique européenne. L’Union Européenne doit également combattre la concentration des médias entre les mains de grands groupes privés par une directive antitrust.

Si vous soutenez ce texte, alors signez l’appel.

8

Quand l’UMP parlera français

Voilà un texte trouvé sur le site de campagne de l’UMP pour les Européennes. Tout simplement honteux!

Marie-Luce Penchard : « L’attitude du PS va à l’encontre des intérêts de l’Outre-Mer et de sa population »


Marie-Luce Penchard, Conseillère Politique en charge de l’Outre-Mer s’insurge contre les propos tenus par le Député PS Christian Paul, ancien Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer.

Elle tient à préciser qu’en ce qui concerne l’organisation des Etats généraux il n’y a jamais eu de dictat ni de l’Elysée ni de Matignon.

Les thèmes des ateliers prévus dans le cadre des Etats généraux ont été proposés à l’ensemble des élus de l’Outre-Mer lors de la rencontre avec le Chef de l’Etat le 19 février dernier.

Ces thèmes ont été acceptés par les élus, qui, après avoir approuvé la démarche, ont d’ailleurs proposé d’en ajouter 2 autres qui concernent :
- l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes,
- l’insertion des Départements d’Outre-Mer dans leur environnement régional.

La question statutaire n’a jamais constitué une diversion en soi mais un thème parmi les autres, compte tenu des décisions des collectivités locales de Guyane et de Martinique sur le changement de statut. Si le PS prétend sincèrement, et sans hypocrisie, apporter son concours à la résolution des problèmes de l’Outre-Mer, il devrait cesser de faire des procès d’intention qui n’ont aucun fondement réel.

En réalité, il est clair que l’attitude du PS qui, par ses déclarations intempestives, vise à empêcher le bon déroulement de cette consultation, va à l’encontre des intérêts de l’Outre-Mer et de sa population. Cette démarche s’inscrit donc en totale contradiction avec les propos tenus par ses dirigeants.


Alors je me pose une question. L’équipe communication n’a pas encore embauché de stagiaire pour corriger les fautes de ces analphabètes qui composent le secrétariat national de l’UMP? C’est pas cher pourtant! 300€/mois pendant les deux prochains mois! Mais faites un effort! Déjà que le site est totalement copié que le programme de l’UMP pour les Européennes est facilement résumable, faites en sorte de remplir votre vide avec du contenu sans fautes!