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Comment boycotter Israël efficacement #BoycottIsrael

Entreprises ayant achetées des entreprises israéliennes

Il y a une grande campagne pour boycotter les produits israéliens assez éclectique. On trouve des organisations organisées comme BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) à des sites confessionnels comme GlobIslam et Al Kanz.

Ces sites proposent des entreprises à boycotter éclectiques. Chez BDS, sont visés des produits comme des fruits et légumes, des lingettes, des produits de beauté, des articles ménagers et de jardinage, des médicaments… Chez Al Kanz, le boycott touche des produits de beauté, des yaourts, des confiserie, une chaîne de fast food, un grand distributeur, une entreprise pharmaceutique. Et souvent, les raisons du boycott sont spécieux. Ainsi, le confiseur a installé un centre de recherche et développement à l’intérieur des frontières d’Israël de 1967 ce qui, aux yeux des boycotteurs, est une grave atteinte à la Palestine. Hahaha soit. Bref. Passons.

Le site GlobalIslam explique quand appliquer le boycott des produits israéliens :

  • boycott des produits dont l’usine est dans les territoires occupés (mais territoire occupés de 1967 ? 1948 ? 1947 ?), il faut se mettre d’accord.
  • boycott des entreprises qui permettent le développement des colonies par un apport financier (donc toute entreprise s’installant en Israël sont visées par le boycott puisqu’ils peuvent faire travailler des personnes vivant dans les colonies.
  • boycott des artistes, sportifs, universitaires israéliens

Donc, il faut boycotter tous les produits israéliens ou toutes les entreprises s’étant installé en Israël.

Pourquoi pas.

Je vais donc vous proposer des entreprises à boycotter. Parce que clairement vous vous trompez de cible. Ce ne sont pas les confiseries qui font la richesse d’Israël.

ecnomy-indicators-israel

Source : Ministère des Affaires Étrangères israélien

C’est donc l’industrie qu’il faut viser. 21% du PIB israélien, 74% des exports. Et l’industrie la plus importante c’est l’industrie High-Tech qui est exportée à 80%. Israël s’est spécialisé dans les NTIC. Par exemple, quand votre répondeur vous rappelle sur votre téléphone portable, c’est Israël, les disques durs externes, c’est Israël, la protection de votre navigation Internet (firewall), c’est Israël. Les clés USB c’est Israël. EMC², Apple, Huawei, Intel, Fosun, Google, ebay, liverperson, Cisco, Facebook, Broadcom, Samsung, IBM, Microsoft, Singtel, Salesforce, Covidien utilisent des produits israéliens, sont installées en Israël et font vivre des Israéliens qui vivent très certainement dans les colonies ou qui font vivre des personnes qui vivent dans les colonies.

Entreprises ayant achetées des entreprises israéliennes

Entreprises ayant achetées des entreprises israéliennes

Donc pour vraiment boycotter Israël, il faut : arrêter d’utiliser votre téléphone portable (Samsung, Apple, Microsoft/Nokia), arrêter d’utiliser votre ordinateur (Apple, Microsoft, Intel), arrêter d’utiliser Internet (Facebook, Google, ebay), arrêter d’utiliser tous vos produits électroniques (voitures, moto, métro, train, télévision, radio…) car ils utilisent très certainement les semiconducteurs de Broadcom ou Huawei.

Un vrai boycotteur doit s’attaquer là où l’argent vient. Et l’argent vient de l’high-tech. Donc le vrai boycotteur doit arrêter Internet, donner son ordinateur, son téléphone portable, sa télévision et tous ses produits électroniques. Parce qu’arrêter de boire du Coca ou de se laver avec du shampooing Garnier n’a qu’une seule et unique conséquence, vous détruisez de l’emploi en France, vous mettez en péril notre économie et au final vous participez à votre licenciement économique.

Maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Les commentaires antisémites pullulent après la fusillade visant le musée juif de Bruxelles

sirine djazair antisémitisme

Alors que j’étais en train de digérer ma délicieuse salade du chef en regardant les derniers messages sur Facebook, j’ai vu cet article de L’Express sur la fusillade au musée juif de Bruxelles. Les commentaires en-dessous de l’article sont nauséabonds. J’ai décidé d’aller voir sur les autres pages Facebook de médias pour en faire un florilège. Avant propos, les messages sur Facebook et qui plus est sur une page sont publics donc il n’y a pas de floutage des personnes.

C’est d’abord Didier Duflos qui compare que l’assassinat des personnes présentes et la guerre entre Israël et la Palestine. Ben oui. Voyons. Il y a une guerre là-bas donc c’est normal qu’un type tire sur la foule. Didier Duflos antisémitismeAmyr Bylka soutient. Oh Ray l’insulte. Et Mohammed Anonyme (avec qui j’ai eu une longue conversation aujourd’hui sur ce qui se fait ou pas sur Internet confère le nota bene) fait une sortie à la Raymond Barre ce premier ministre immonde proche de la secte de l’Opus Déi qui avait parler des Français innocents qui traversait au moment de l’attentat de la synagogue de la rue Copernic.
Ensuite, on retrouve le commentaire de Jaber Hassini. Tout en délicatesse, le monsieur souhaite plus de juifs morts.

jaber hassini antisémitismeC’est messages sont entrecoupés de différents RIP et de messages aux familles des défunts.

Sur la page fan du Monde.fr, les messages sont plus construits mais on trouve tout de même des pépites telles que celle de Sirine Djazair qui commence par un magnifique « youpin » enfin youppin et explique que si on tue des juifs c’est parce que les israéliens sont en guerre avec la Palestine. Et cette chère Sirine termine sur un appel à Satan qui nous habite tous. Le commentaire qui suit de Régis est croquignolesque. Ben non Sirine n’est pas antisémite, elle est antisioniste. Voyons, elle vient à peine de comparer les juifs à Satan.

sirine djazair antisémitisme

Sur La page du Point, on retrouve les mêmes types de commentaires précités mais aussi des commentaires mélant le grand complot judéo-maçonno-reptilien et une maxime nazie. Raphael An Orient, nous ne te remercions pas pour ce message.

Raphael An Oriant antisémitisme

Tous les journaux  sont touchés. Et encore certains journaux ont décidé de ne pas écrire sur le sujet comme le Figaro ou les promouvoir sur Facebook comme 20 minutes.

Bon allez. Il est temps d’aller voter maintenant.

Nota Bene : A tous les Mohammed Anonyme, écrire des conneries pareilles qui, non seulement sont fausses mais en plus confèrent au ridicule vos propos ne sont pas à votre honneur. Je lui conseille de regarder tout ce qu’il a écrit sous son pseudonyme. Il verra, par exemple, qu’il tient aussi des propos prouvant son manque total de compréhension du monde et de son histoire. En effet, il soutient les thèses négationnistes de Robert Faurisson et considère qu’Alain Soral et Dieudonné ne sont pas antisémites. Ce jeune homme a peur que des personnes souhaitent le tuer pour son antisémitisme. Le pauvre. Qu’il se rassure. 30 ans après la sortie de Raymond Barre sur les Français innocents tués lors de l’attentat de la rue Copernic un homme s’est présenté en tant qu’héritier politique. Et il  a terminé 3e. Il  a malheureusement plus de chance de se faire attraper par un islamophobe que par par un juif extrémiste. Question de nombre.

Enfin, cet homme m’a menacé de m’attaquer en justice.  Sachez que je n’ai aucune crainte concernant une attaque en justice. Ses commentaires sont totalement public puisque publiés sur des pages fans et libre d’accès à tous. Ce que vous devez comprendre c’est que ce que vous écrivez sur Internet est là pour le restant de vos jours et que vos enfants, vos petits-enfants et vos arrières petits-enfants seront aussi jugés en rapport à ce que vous aviez publié.

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Mon coup de gueule contre les applications mobiles des médias

Screenshot application Le Figaro

Pour une fois, je ne parlerai pas de politique même si ce dont je vais parler est clairement relié à mon intérêt pour la politique.

Screenshot application Le Figaro Comme nombre d’entre vous, je lis de plus en plus la presse depuis mon téléphone. J’utilise le principe de la sérendipité. Pour faire simple, je suis les liens que je trouve sur Internet de la part de personnes en qui j’ai confiance car ce sont mes amis sur Facebook, je les suis sur Twitter ou ce sont mes contacts dans LinkedIn. Je lis surtout dans les transports : le métro, le bus, le tramway… J’utilise donc mon téléphone mobile. Et c’est là que les emmerdes commencent.

Déjà que la connexion dans les transports est exécrable qu’on a l’impression d’utiliser un modem 56K (coucou SFR, Bouygues et Orange !) en plus les médias ont pris l’habitude de vous imposer une page vous demandant de télécharger leur application mobile. Je trouve cette pratique insupportable pour plusieurs raisons.

D’abord, jamais je ne téléchargerai une application mobile à partir de mes données mobiles. Je n’ai aucune envie de  bousiller mon quota d’upload sur mon téléphone. Donc n’imposez votre page de pub uniquement quand vous détectez une connexion Wifi ! En plus cette page de publicité intempestive est un frein supplémentaire à l’accès de l’information. Il m’est déjà arrivé d’abandonner ma lecture d’un article car le chargement est trop long.

Ensuite, j’accède aux sites des médias principalement par les réseaux sociaux. Si avant, j’avais téléchargé vos applications, je les ai toutes supprimées. Quel est mon intérêt d’avoir des applications dont l’utilité m’est quasiment nulle ? En effet, lorsque je clique sur un lien via Twitter par exemple, je ne suis pas renvoyé vers l’application de l’Express, Le Point, Le Monde ou Le Figaro mais bien vers leur site web. Alors quel intérêt de telles applications pour mon usage ? Nul ou quasi nul. Si les applications sont incapables d’interagir avec les outils que nous utilisons pour aller sur les médias tels que les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche, alors elles ne sont que des gadgets inutiles.

Je continuerai donc à boycotter ces applications et vous ? Utilisez-vous ces applications mobiles et si oui comment ?

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Nicolas Bernard Buss trouvera-t-il un jour un travail ?

manifestation homophobe

Vous vous souvenez de Nicolas Bernard Busse ou Buss selon l’orthographe. C’est cet homme de 23 ans, étudiant, condamné à la prison pour 4 mois pour avoir foutu la merde dans Paris sur le chemin de l’Elysée.

En suivant son procès sur Twitter, j’ai pensé à la punk à chien devant le supermarché bio en bas de chez mes parent qui proposait ses services oraux pour survivre et surtout pour se payer sa came. Elle ne devait pas avoir plus de 23 ans elle non plus. Et comme le parisien Nicolas Bernard Busse c’était une marginale qui n’aurait jamais pu s’intégrer dans une entreprise.  Comme la punk droguée par ses idéaux de liberté, comment imaginer Nicolas Bernard Buss faire un quelconque métier ?

Nicolas Bernard Buss étudiant en 3e année d’école d’ingénieur et avec un double cursus en science politique et histoire.

Ce jeune homme va donc travailler avec des ingénieurs. Ce que Nicolas Bernard Busse ne sait pas ou n’a pas compris c’est qu’aujourd’hi l’ingéniérie est dirigée par un groupe d’hommes basée dans une vallée californienne. La Silicon Valley. La Silicon Valley a une histoire assez édifiante. Elle s’est développée d’abord par la volonté étatique de créer un cluster d’entreprises high tech autour du silicone utilisé dans les semiconducteurs, ensuite par la volonté de chefs d’entreprise d’avoir des salariés brillants et corvéable à mercy donc sans enfants. Ils ont donc sélectionné de nombreux homosexuels. San Francisco qui se trouve près de la Silicon Valley est devenue la capitale mondiale des homosexuels. Et les homosexuels sont plutôt très appréciés chez les ingénieurs. Alan Turingrevient très souvent parmi leur figure préférée du XXe Siècle pour être le père de l’informatique. Et surtout, les ingénieurs honnissent les homophobes qui ont poussé Alan Turing à se suicider. Entendez-vous cette harmonique avec la recrudescence des agressions homophobes ?

Wilfired agressé dans Paris pour son orientation sexuelle

Autant dire que Nicolas Bernard Busse ne pourra jamais collaborer avec d’autres ingénieurs.

Avec un diplôme d’ingénieur, Nicolas Bernard Busse pourrait faire autre chose que du développement technique. Il pourrait être commercial. Mais quelle entreprise souhaiterait avoir une relation commerciale avec un homme condamné pour de tels méfaits ?

Comprenez-moi bien. Je ne suis pas d’accord avec les idées de Nicolas Bernard Busse et ses amis. J’accepte qu’ils puissent manifester leur désapprobation tant que c’est fait dans les règles. S’il avait arrêté de manifester une fois la loi passée, il aurait ainsi montré qu’il est combatif, que c’est un homme de conviction et qu’il respecte les décisions lorsqu’elles sont prises. Mais en continuant de manifester, le jeune homme montre qu’il n’a aucune notion d’autorité, qu’il est incapable de suivre une direction, qu’il est capable de sortir de la légalité pour arriver à ses fins. Quel malheureux recruteur risquerait de se décrédibiliser en l’embauchant ? A part les spammeurs ? Et les réseaux mafieux ?

Une vie gâchée à 23 ans ?

Je suis très inquiet pour ce jeune homme. Sa vie est gâchée. Il ne pourra jamais devenir fonctionnaire puisqu’il a une condamnation inscrite dans son casier judiciaire ni dans la plupart des industries françaises qui embauchent puisqu’elles sont nombreuses à demander un extrait du casier judiciaire quand la personne est amenée à travailler sur des projets sensibles.

Je ne vois qu’une solution pour le pauvre Nicolas Bernard Busse : l’émigration. Et encore, son procès a eu un retentissement international.

Addendum : on me glisse dans l’oreillette que Nicolas Bernard Buss aurait tenté de se faire pardonner auprès de la communauté homosexuelle en faisant des photos à moitié dénudée (mais est-ce vraiment lui ?).

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Pourquoi je publie gratuitement sur des sites de presse

Journaux japonais

Plusieurs blogueurs ont réagi à la prise de position d’Eric Mettout sur la question de la rémunération des blogueurs sur les sites de presse. Il exprime le fait que la publication d’articles de blogueurs sur l’Express est un échange de bon procédé : publier ses opinions avec une liberté sur un site à forte audience. Je comprends que ça puisse choquer certains. Un blog est un lieu de publication amateur de contenu. Alors quand sa prose se retrouve sur un site dont l’objet est de se faire de l’argent, pourquoi le blogueur ne pourrait pas toucher une part pour son labeur ? C’est un peu la thèse développée par Seb et Intox. Nicolas, lui, estime que sa prose vaut rémunération. Mais sérieusement, il est publié sur un site (lelab) qui  n’apporte aucune valeur ajoutée. En tout cas, je ne vois pas l’apport par rapport à lepost ou leplus…  L’Hérétique pense qu’un blogueur n’a pour seule rémunération que le plaisir. Il se trompe aussi.

Alors comme je serai et que j’ai été un des blogueurs de l’Express je vais vous expliquer ma démarche. L’argent ne m’intéresse pas. Sinon, vous auriez de la publicité ici. Je paie mon hébergement justement pour ne pas avoir de publicité. Mon blog me coûte de l’argent et si je voulais que mes écrits me rapportent de l’argent, je l’aurais monétisé. Mon blog est un outil politique. C’est ma plate-forme militante qui fait partie intégrante de mon militantisme. S’il y a des personnes qui doivent me payer pour mes talents ce sont les politiques et plus particulièrement ceux de mon parti politique qui devraient le faire. Mais je vous arrête là. Je ne suis pas dans l’équipe de François Hollande donc personne ne me paie pour écrire. S’il devait y avoir quelque chose qui choque les blogueurs, c’est plutôt ça : ne pas être payé par son candidat. Mais je ne suis ni un apparatchik ni un salarié de la politique (collaborateur d’élus, élu). Ca doit en refroidir certains de payer quelqu’un qui a une liberté totale de parole…


Alors oui, mon militantisme est gratuit. Il n’y a pas d’argent en jeu. Et j’en suis d’autant plus libre. Ma seule rétribution est donc d’être le plus lu et donc d’être le plus connu. J’ai donc un rapport aux médias comme n’importe quel acteur de la société civile. Un média, dont l’étymologie veut dire intermédiaire, me sert à transmettre mes idées au plus grand nombre. Donc quand je publie sur un média, je recherche l’intermédiaire avec les autres. Il y a donc mon blog qui a une faible audience dans l’échelle médiatique. Au dessus, il y a les sites collaboratifs dont j’ai parlé plus haut. Puis les sites de presse. Enfin, la radio et la télévision sont les stars des médias. Bien entendu, je préférerais être publié sur les médias à plus fortes audience pour être vu et entendu car c’est là que réside mon intérêt. J’attends dont les propositions de TF1, France Télé ou Radio France…

Bien entendu, un jour je quitterai le Parti Socialiste et je pourrai vendre mes compétences aux médias. Ce jour-là je demanderai à être grassement payé. Car mes opinions sont de qualité. En tout cas, elles sont plus pertinentes que celles que je lis, écoute, regarde des éditorialistes/commentateurs/polémistes dits de gauche (oui c’est toi que je vise Audrey Pulvar).  D’ailleurs, ce jour-là j’en ferai mon travail. Et je n’utiliserai plus de pseudonyme. Ou pas…

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Savez ce qu’est un #PecresseFact ?

valerie-pecresse-wtf-lol-facebook

C’est Valérie Pecresse  qui sort une connerie plus grosse qu’elle et ne s’en rend même pas compte. Alors bien entendu, le monde lui tombe dessus.

Pecresse une betise et un Lapsus [Fun] FAF 190111
Uploaded by peanutsie. – Watch the latest news videos.

Et là, la twittosphère s’est lâché sur Valérie Pécresse. Il faut dire que les utilisateurs de Twitter sont des digital natives et sont donc tous allés voir The Social Network.

On s’est tous lâché hier et cette nuit, et ça continue daujourd’hui. Personnellement,  je suis tellement fier d’avoir lancé le tag avec Denis que  je m’auto-quote : « Google ? Je ne connais pas, je recherche sur AltaVista #pecressefact ». Mais il y en a d’autres qui peuvent vous faire rire. Il suffit de chercher #pecressefact dans le moteur de recherche de Twitter.


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Changer ou mourir

C’est la question que je me pose. La plate-forme Canablog que j’utilise depuis 4 ans devenu infesté de pub. Alors voilà que j’en viens à me poser plusieurs questions. La pub n’est-elle pas devenue trop envahissante pour vous ? Faut-il que j’arrête ce blog ? En tout cas le blog sur cette plate-forme ? Faudrait-il que je change de plate-forme ?

A vos contributions !

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Twitter et politique : un mode d’emploi

 

Avant d’expliquer le mode d’emploi pour un politique d’utiliser Twitter, si tu ne sais pas ce que c’est cher lecteur, je te conseille de faire un tour sur ce billet puis de revenir lire celui-ci.

Comment utiliser Twitter ? Voilà une question qui taraude tous les politiques ayant un minimum envie de se faire connaître nationalement voire localement par un outil facile d’utilisation où ils peuvent retrouver leur cœur de cible… les journalistes. Car il est faux de croire – aujourd’hui – qu’en allant sur Twitter le politique rencontrera son électorat. Il retrouvera avant tout les intermédiaires qui diffuseront l’information soit les journalistes et tous les apparentés journalistes (personnes qui rendent compte au quotidien de l’actualité) : les blogueurs, les militants politiques mais aussi les drogués de l’info qui sont les premiers à retransmettre l’information aux autres. C’est donc pour le politique une agora de choix. Il est en contact avec les meilleurs intermédiaires qui existent.

Bien entendu, l’homme politique n’a pas toute sa vie à consacrer à Twitter qui est un outil plutôt prenant et qui pourrait lui faire perdre de vue son mandat électoral. Alors il doit faire des concessions. D’abord la fréquence d’utilisation. Faut-il twitter beaucoup quitte à arriver à l’overdose ou twitter peu mais bien quitte à tomber dans l’oubli. François Bayrou par exemple se fait rare. Il n’a plus twitté depuis le 7 novembre 2008 pour « prendre personnellement en main les clefs de cet outil » tandis qu’Anne Hidalgo l’utilise quotidiennement. Campagne électorale oblige. L’entre-deux est important. Il faut savoir communiquer au plus près sans pour autant être tout le temps présent. Il faut savoir interagir sans pour autant tout le temps faire ça. Bref, il faut l’utiliser de façon pondérer dans le temps suivant l’actualité.

Ca m’amène justement au deuxième point qu’il faut traiter. Si le politique utilise Twitter, comment va-t-il l’utiliser? Faire suivre les communiqués de presse comme le fait le stagiaire de Frédéric Lefebvre ou les articles qui parlent de nous comme celui de Ségolène Royal, c’est un peu juste. Etaler ses états d’âme ou montrer son côté plus humain sur Twitter est intéressant mais… casse gueule. Pierre Moscovici s’en est vite rendu compte et a filé le joujou à ceux qui savent l’utiliser. Benoît Hamon écrit de moins en moins malgré sa candidature aux régionales mais lorsqu’il est connecté, il répond du tac-o-tac. Jean-Pierre Chevênement a trouvé un équilibre certain entre la reprise de son blog, les retweet d’information qui l’intéressent et de petits dialogues avec des utilisateurs de twitter. NKM fait de même mais est plus absente ses derniers temps. Campagne oblige? Gérard Filoche, lui, est connecté quotidiennement et écrit plusieurs tweets dans la journée pour commenter l’actualité. On tombe alors sur de vrais dialogues. Notons que Filoche n’a aucun mandat. Il faut bien entendu de tout : informer, dialoguer, reprendre l’information sur le politique, re-tweeter l’information émanant d’une autre personne, commenter les événements et faire de la relation presse…

Ce qui m’amène au dernier point. La relation presse, ce sont souvent les conseillers ou assistants parlementaires qui la font. Rarement le politique lui-même. Alors faut-il enlever à l’assistant cette prérogative? La réponse est non. On peut utiliser un compte Twitter à plusieurs. Le politique souvent n’est pas technophile, l’assistant lui si. Alors plusieurs schémas peuvent apparaitre : le politique et ses conseillers, l’assistant seul, le politique seul, l’indépendant, l’agence de conseil.
D’abord éliminons le dernier. L’agence de conseil ne permet pas de retranscrire l’idée générale du politique sauf à considérer qu’il ne fait qu’une revue de presse. Alors l’agence de presse est utile. L’indépendant est une solution facile. Un contrat sur une durée limitée, c’est un moyen qui peut être utilisé à l’essai quitte par la suite à transformer l’indépendant en salarié ou pour la durée d’une campagne. Mais c’est une situation précaire qui pourrait être fait par un militant par ailleurs. L’assistant seul pourrait s’en occuper. Là encore, il faut qu’il soit familier avec l’outil et qu’il soit proche du politique pour bien retranscrire ses propos. Le politique pourrait le faire lui-même mais il n’aurait peut-être pas les armes pour l’utiliser et les dialogues risqueraient de le faire quitter de son action. Dernière solution, le mixte entre le conseiller et le politique. Là on arrive à une solution hybride qui permet à la fois au politique d’être concentré sur son action, suivre ce qui se passe auprès du corps intermédiaire et faire passer l’information.
Une solution de rechange, si vous souhaitez avoir une stratégie sur le web, c’est de prendre un conseiller extérieur qui va vous former à Twitter (mais aussi aux autres). D’ailleurs, ça tombe bien parce que je cherche du boulot et que je m’y connais en réseaux sociaux et en politique. En haut à gauche de cette page, tu peux me contacter cher politique.

P.S. : tu es patron de boîte et toi aussi tu veux utiliser Twitter, je  connais bien le monde de l’entreprise aussi.

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Qui faut-il suivre sur Twitter?

 

Tiens aujourd’hui, je vais me la jouer à la Ron l’infirmier oups William Rejault qui a commis un billet de ce type pour dire qui il fallait suivre et qui par conséquent il ne faut pas suivre. Je m’appelle abadinte et moi aussi je vais vous dire qui il faut suivre.

Comme je le disais dans mon précédent article sur Twitter, ça sert à communiquer, s’informer, informer. On peut faire les trois en même temps comme seulement une partie. Bien entendu, on n’aura pas la même exigence avec les personnes. Je vais donc vous montrer qui sont les personnes à suivre :

La catégorie des informateurs de Twitter sont ceux qui sont à la pointe de l’information. Les journalistes bien sûr mais aussi les blogueurs et ceux qui font l’information : politiques, entrepreneurs etc… Ce sont des personnes avec qui vous pouvez communiquer. Mais ce n’est jamais sûr d’avoir une réponse de leur part car ils ont beaucoup de contacts. Ils sont pourtant indispensables :

samuellaurent journaliste du Figaro politique et nouvelles technologies

alexhervaud journaliste de Libération (Ecrans.fr) nouvelles technologies et autres geekeries

SylvainLapoix Ex-journaliste de Marianne2.fr devenu freelance depuis le 1er janvier.

benoithamon porte-parole du Parti Socialiste

jphuchon candidat socialiste en Ile-de-France

anne_hidalgo candidate socialiste

recriweb blogueur d’extrême gauche

FHDR aka Full HD Ready le monsieur vidéo du post.fr

AlexLemarie journaliste du post.fr

dagrouik blogueur de gauche tendance socialiste toujours à l’affut de la bonne info

adriensaumier blogueur de gauche tendance écologiste toujours à l’affut de vert

Twitter c’est aussi communiquer je disais. Alors je ne vais pas vous dire avec qui je communique le plus ça ne vous servirait pas à grand chose. D’ailleurs, je ne pourrai pas vous dire qui sont les personnes avec qui je communique le plus objectivement. Non, je vais vous dire avec qui je rigole beaucoup à lire les tweets. Car le lol est le moteur de Twitter.

abstraitconcret c’est noirobscur et blancclair réunis

humourdedroite il est sorti de la manif de droite

Fakevalls le vrai fake du vrai Manuel

bravepatrie indispensable en ces temps de débat sur l’identité nationale

Tefyandria stagiaire journaliste, énorme après minuit mais aussi avant

Frédéric Lefebvre Yves Jego Valérie Pecresse mais il ne le font pas exprès.

HenryMichel le roi du lol et des parodies de photos aussi appelées mèmes

Et surtout n’oubliez pas que Twitter c’est aussi et avant tout un outil personnel. Alors ne suivez pas ceux qu’on vous dit de suivre mais faîtes plutôt travailler la sérendipité. Suivez ceux que vos followers suivent et avec qui ils communiquent le plus. Vous tomberez certainement sur des personnes qui ont des aussi des choses à dire qui vous intéressent.

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Comment bien utiliser Twitter

 

Twitter c’est le nouvel outil à la mode. Tout le monde y est même Frédéric Lefebvre. Bref, c’est the place to be. Aussi bien pour le politique qui a besoin d’un rapport à ses électeurs que de l’entreprise avec ses clients ou prospects et que le journaliste web qui a besoin d’informer sa communauté d’un nouvel article. The place to be mais aussi un outil indexé par Google, alors autant faire attention à ce qu’on dit si on ne veut pas voir ses clashs avec Duchmol ou ses foutages de gueule sur Ducon se retrouver en bonne place dans les recherches sur son nom. Plusieurs choses sont donc à éviter comme twitter avec son nom ou de laisser son compte ouvert mais ce sera l’objet d’un autre article. Twitter c’est l’outil communautaire qui permet de s’informer, d’informer et surtout et avant tout de converser.

C’est donc un outil génial où le flux d’information est continu. Et bien entendu, plus tu as de personnes qui te suivent plus le flux est continu. Et donc l’information va tellement vite qu’il devient alors très compliqué de suivre la conversation. Dilemme. Twitter sert à converser, s’informer et informer si l’info qu’on recherche, l’info qu’on donne, la conversation qu’on suit se perd dans le flux des messages. Comment alors sortir de ce dilemme? Trois choix s’imposent à l’utilisateur :

  1. limiter l’information pour des conversations de qualité,
  2. limiter les conversations pour favoriser l’information,
  3. joindre les conversations à l’information avec un travail préalable.

Limiter l’information consiste lorsque l’on atteint une masse critique à regarder qui sont les autres utilisateurs de l’outil avec qui on discute et ceux avec qui on ne discute pas mais qu’on a accepté pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Pour écrémer sa timeline Twitter, il y a deux façons, une radicale l’autre plus légère. Bien entendu, supprimer les utilisateurs qui vous sont devenus inutiles est le plus radical mais pas sans risque! Imaginez qu’un des utilisateurs supprimés devienne intéressant ou qu’il entre dans la conversation avec les personnes que vous avez décidés de suivre… Bref, c’est un peu dangereux. La seconde solution est de placer vos utilisateurs préférés dans une liste au thème précis afin de pouvoir suivre facilement leur conversation. J’ai par exemple créé une liste publique left où l’on retrouve tous les gens de gauche que j’aime lire et avec qui je contribue. Si vous n’y êtes pas faites le moi savoir.

De l’autre côté, limiter les conversations pour favoriser l’information entraîne l’exacte inverse. Chercher à booster son Twitter en ayant le plus possible de followers afin d’être le plus lus et d’en lire le plus. Là, pas besoin de virer des personnes. Votre time-line vous suffit. Ce que vous pouvez par contre faire, c’est séparer les donneurs d’infos selon le type d’information qu’ils donnent dans des listes. Ainsi vous avez la possibilité de suivre l’information à tête reposée ou plutôt sous perfusion dans des listes privées ou publiques.

Enfin, la dernière méthode est l’alliage des deux : des listes pour suivre les personnes avec qui on converse, des listes pour suivre les donneurs d’infos, la création d’une salle d’attente privée lorsqu’on ne sait pas encore dans quelle(s) liste(s) le nouveau follower finira. Parce qu’il ne faut pas oublier la liste privée poubelle où vous retrouverez toutes les personnes dont vous ne suivez pas les articles.

Au final, la time-line générale n’est quasiment plus utilisée et l’utilisateur reste sur ses listes préférées pour discuter, s’informer et informer.