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Ce n’est pas un rêve, François Hollande est bien Président de la République

Un goût âcre et persistant en bouche au réveil. Après avoir fêté pendant deux jours ce 6 mai 2012 historique, je me suis réveillé en sursaut à 5 heures du matin. Et si c’était un rêve ? Et si en fait, François Hollande avait perdu ? Et si Nicolas Sarkozy était réélu pour 5 ans de plus ? J’ai pensé à Sarkofrance. 5 ans que tous les jours de toutes les semaines il est devant son écran d’ordinateur et fait les chroniques de cette France sous Sarkozy. Pendant 5 ans il vécut en ascète se nourrissant de sa chronique du sarkozysme, pourrait-il tenir le choc ? Je ne le crois pas. Et je pense aux autres à ces anonymes de l’écran ou pas. A ceux qui sont morts avant de connaître ça à nouveau. A ceux trop jeunes qui – je l’espère – n’espérerons pas revivre cette Bastille en ébullition en 2027, 25 ans après la dernière victoire de la gauche.

Aujourd’hui 8 mai, c’est la fête de la Victoire. Pas de la victoire de la gauche mais celle de 1945. La République sur la Barbarie. Ce sera aussi le début de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande qui sera officiel le 15 mai. Ils seront tous les deux aux commémorations. François Hollande va devoir rentrer dans le costume de président. Il a déjà commencé. Exit le yacht de Bolloré en mouillage à Malte, le Président de la République ira en Corrèze se reposer. Il devra nommer un gouvernement paritaire avec autant d’hommes que de femmes mêlant la nouvelle gauche entre personnalités politiques ayant déjà l’expérience ministérielle ceux qui n’en ont pas encore et personnalités non politiques. Le Président pourrait faire appel à un Lilian Thuram (champion du monde de football), un Axel Kahn (prix nobel de médecine) ou une Anne Lauvergeon (première femme patronne d’une entreprise du CAC40) et d’autres.

Nous ne sommes pas dans un rêve, nous sommes bien dans la réalité. Cette réalité nous oblige à regarder de front notre futur et ne pas nous voiler la face. Nous allons au-devant de grands défis : permettre la croissance, gérer la crise, restaurer l’Europe, garder la confiance des investisseurs étrangers, faire peur aux prédateurs, redonner confiance au peuple de France en son gouvernement et surtout en eux, faire accepter qu’il n’y aura pas de révolution et que si le changement est en marche, il ne sera pas perceptible tout de suite, redonner goût au valeurs de la France pour faire diminuer le vote d’extrême-droite. Et tant d’autres défis…

Nous portons à gauche beaucoup d’espoir et nous ne devons pas décevoir. La France a un chemin parsemé d’embûches et le nouveau président a au moins 60 rendez-vous devant les Français. J’espère qu’il les tiendra. Nous sommes nombreux à vouloir l’aider. Nous serons nombreux à être présents pour soutenir son action comme pour lui dire qu’il dévie de sa feuille de route ou que son action n’est pas comprise par les Français. Nous sommes nombreux à savoir que si nous nous plantons, nous aurons en 2017 un second tour entre Jean-François Copé et Marine Le Pen. A nous de tout faire pour éviter cette fin et donner de la force au changement !

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Islande, pays en ruine, se reconstruit

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25 citoyens ordinaires ont été élu par les Islandais pour mettre en place une Constituante visant à changer de fond en comble la Constitution islandaise.

Les 25 Islandais ont été élu parmi les 522 citoyens qui s’étaient déclarés intéressés par la nouvelle rédaction de la Constitution.

Il faut dire que l’Islande est le premier pays européen à être tombé en faillite suite à la crise des subprimes. L’Islande avait en effet basé son modèle économique sur la financiarisation. La nouvellle Constitution a pour but de faire repartir le pays. Et ce seront ces 25 Islandais qui en auront la charge.

Mais attention, comme le souligne Pascal Riché, ce n’est certainement pas une révolution anti-capitaliste. On ne passe pas du libéralisme financier au communisme rouge. Mais c’est une modalité assez surprenante. Certains socialistes verraient certainement d’un bon oeil cette démocratie participative. Seulement, 522 citoyens sur 300 000 habitants, à l’échelle de la France ça donne… 144 000 candidats pour 65 millions d’habitants et 5000 élus. Autant dire que la France n’est pas l’Islande…

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Le Parti Socialiste s’abstient de donner un blanc-seing

Le Parti Socialiste n’a pas soutenu le projet de soutien aux banques voulu par Nicolas Sarkozy. En effet, les députés socialistes estiment que les mesures
prévues sont nécessaires mais pas suffisantes.

Mais avant d’arriver à cette situation, on me souffle dans l’oreille de façon persistante que certains députés signataires d’une même motion, premiers signataires de contributions ou grands animateurs de contribution et de motion étaient plutôt partant pour voter pour le texte de loi. Bizarrement, ces députés ont tous signé la même motion. Bizarrement, ces députés dirigent pour la plupart le Parti Socialiste. Bizarrement, ça ne m’étonne pas.

Le fait de venir pour donner un blanc-seing au gouvernement Fillon et à Nicolas Sarkozy sur un sujet aussi sensible, le fait de faire l’union nationale sur une loi qui n’apporte pas de réponses aux questions cruciales que les Français se posent. Parce que la crise financière est le symptome de la maladie qu’est le libéralisme et que ce que propose la Droite n’est pas acceptable, ces députés dont je tairai le nom font mal au socialisme.