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Municipales 2014 : premier bilan après les résultats du premier tour

Capure d'écran Le Figaro

Les Français ont rendu un premier verdict et ce n’est pas une branlée pour la gauche ni pour la droite même si ces deux formations n’ont pas gagné. Le seul vainqueur c’est le Front National. Il n’y a rien d’étonnant à cela. La gauche suit une politique suicidaire au gouvernement, la droite est embourbée dans des affaires désastreuses que la victoire de certains chefs dans des villes sociologiquement bourgeoises n’appelle pas au triomphalisme. Il n’y a rien d’étonnant à voir des villes comme Puteaux (Ceccaldi-Raynault), Levallois-Perret (Balkany), Bordeaux (Juppé), Yerres (Dupont-Aignan), Meaux (Copé)… rester à dominance UMP.

De l’autre côté, des villes restent à gauche comme Bègles (Mamère), Abbeville (Dumont), Auch (Montagé), Les Mureaux (Garay), Tulle (Combes)… Si la gauche gagne certaines villes moyennes, elle n’a jamais gagné de grande ville dès le premier tour. Ce n’est donc pas étonnant.

Quant à l’extrême-droite, elle pavoise en faisant élire deux maires dès le premier tour à Orange et Hénin-Beaumont et en plaçant quelques autres dans de bonnes conditions pour se faire élire.

En parlant du Front National, Harlem Désir a appelé les candidats de gauche et de droite arrivés troisième à se désister pour un front républicain. Bien entendu, à droite, on ricane fort. Le front républicain n’est pas pour eux. A gauche aussi d’ailleurs on ricane fort. Patrick Menucci arrivé troisième à Marseille derrière l’UMP et le FN ne semble pas vouloir se désister. Harlem ne se fait même pas respecter par le candidat du gouvernement. Misère intellectuelle.

Capure d'écran Le Figaro

Capure d’écran Le Figaro

Si on continue dans la pantalonnade, on peut regarder ce qui s’est passé en Poitou-Charentes. A La Rochelle, le parachutage de Ségolène Royal continue de faire des ravages électoraux. La candidate socialiste est menacée par le divers gauche et ex-vice président de la région Poitou-Charentes. Niort fête une première depuis 60 ans. Dès le premier tour, le candidat de droite gagne. Plus près de Paris, à Montreuil-sous-bois, le candidat socialiste se prend une déculottée violente et finit derrière l’UMP. Ce n’est pas nouveau, il s’était déjà ramassé à Orly.

Il y a pourtant des espoirs sur lesquels s’appuyer. Des villes arrachés à la droite en 2008 comme Reims et Metz semblent bien partis pour rester à gauche alors que la droite misait sur ces villes pour crier victoire. Les deux plus grandes villes françaises que sont Paris et Lyon semblent suivre le même chemin.

Quel message portent les Français ?

Les Français, en 2012, voulaient le changement. Ils ont donc voté François Hollande. Mais dans le changement Hollande est bon en élection bien moins bon en action (euphémisme quand tu nous tiens). En alignant un gouvernement qui lui ressemble trop sauf les deux ministres (Valls et Montebourg) qui l’ont rallié à la primaire de la gauche, François Hollande n’a pas crée de dynamique du changement. Ce n’est pas un problème de communication. C’est un problème bien plus lourd qui allie le manque de complémentarité des ministres (ce gouvernement est l’équipe de l’Olympique de Marseille de cette année) et de fortes personnalités. Si l’on compare ce gouvernement à celui de Lionel Jospin, nous sommes en droit de nous demander où sont les Strauss-Kahn, Aubry, Guigou et Chevênement. Qui sont les moteurs de ce gouvernement ? 2 ans après, je n’ai pas la réponse à cette question.

Et c’est aussi une question de message politique. Quelle est la politique de ce gouvernement ? Où se situe il ? Les Français se le demandent. Les Français montrent leur impatience, leur frustration et leur colère face à des résultats qui ne viennent pas. Le changement était censé être maintenant en 2012. En 2014, le changement aurait déjà du être effectué ou au moins en bonne voie. Car c’est aussi ça le danger de ce slogan. Les Français se sont senti trahi et le montrent dans les urnes car de changement, ils ne le voient pas.

J’ai lu ici ou là chez mes amis socialistes de la tristesse, de la frustration, de l’étonnement face au résultat. Je ne comprends pas leur réaction. Il n’y a pas à être étonné de la tournure des événements, la sanction était prévisible. Il n’y a pas à être triste devant des résultats prévisibles. Et s’il y a de quoi être frustré, ce n’est pas parce que sa liste a fait un mauvais score au premier tour mais parce que ce gouvernement aujourd’hui se détache de sa base.

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Présidentielles 2012 : Et si l’UMP établissait la torture pour les condamnés mineurs ?

Le Klu Klux Klan noir et électrifier, voilà comment gérer les délinquants

Une adolescente s’est fait -semble-t-il- assassinée par un adolescent qui est sous le coup d’une procédure judiciaire où il est accusée de viol sur une adolescente. Ni une ni deux, l’UMP sort une nouvelle loi sécuritaire après un énième fait divers. La neuvième depuis l’accession de Nicolas Sarkozy au poste de président.

Un slip sur la tête pour foutre la honte aux délinquants

Mais franchement, l’UMP ne va pas assez loin. Abaisser l’âge pour aller en prison de 13 à 12 ans ? C’est minable ! Nul ! Inutile ! Ca ne fait peur à personne ! Non, l’UMP doit montrer les crocs et frapper fort ! Justement frapper fort, c’est ce qu’il faut pour lutter contre la délinquance juvénile. Nous avons de nombreux soldats stationnés en Afghanistan et passés maîtres en torture qui reviendront bientôt en France une fois la guerre finie. Leur reconversion est toute trouvée. Désormais, toute peine d’un adolescent. Que ce soit pour meurtre ou pour le vol d’un Haribo, l’adélinquant -contraction d’adolescent et délinquant- recevra une heure quotidienne de torture au minimum. Bien entendu, les violeurs multi-récidiviste seront torturés 12H par jour. Ainsi, il ressentira le mal qu’il a fait en agissant mal : pouces retournés, simulation de noyade, électrocution… On verra si les petits sauvageons chers à Jean-Pierre Chevênement recommenceront de faire leur connerie ! Et s’ils recommencent, la peine de mort les attend.

 

Habillé en Klu Klux Klan noir relié à des fils électriques, voilà comment gérer les délinquants

Voilà un beau discours que l’UMP pourrait porter. Déportant son discours afin de contourner Marine Le Pen sur sa droite, Nicolas Sarkozy pourrait ainsi définitivement tuer le danger lepéniste et récupérer les 20% de voix actuellement attribué à Marine Le Pen. Effet collatéral, le retour à la vie civile des futurs soldats démobilisés n’entraînerait pas de hausse du chômage puisqu’ils auraient un boulot dans le système pénitencier ! Quand on pense que les chiffres du chômage annoncent un dépassement des 4,3 millions de chômeurs soit 9,1% de chômeurs autant dire que c’est une excellente nouvelle pour l’emploi, le social et la sécurité. Voilà comment agir sur 3 tableaux importants en un seul coup !

Probabilité de mise en oeuvre : 1% (fait au pifomètre par moi-même). Et oui même Lionnel Luca, Eric Raoult, Jacques Myard et Thierry Mariani de la droite populaire n’en ont pas parlé alors difficile d’y croire…

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Le risque Front National

Marine Le Pen présidente du Front National

A 440 jours du 1er tour des élections présidentielles, Gauche et Droite se préparent de façon bien différentes à l’élection présidentielle. Mais leur préparation semble bien trop chaotique et désordonnées pour l’instant pour pouvoir prétendre à quoique ce soit. Les forces se dispersent, les contrats de gouvernement ne sont pas -encore- signés entre les formations de gauche ou de droite. Faisons donc une revue des forces actuelle.

Primaires toutes à Gauche

Si la Gauche a choisi dans ses différents partis de se lancer dans des primaires pour désigner leurs candidats. Le Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts, le Front de Gauche (assemblage du Parti Communiste et du Parti de Gauche) ont décidé chacun de leur côté de faire leur primaire.  Certainement histoire de préparer la victoire ensemble…

On rase gratis à droite

La Droite a choisi de faire table rase de tout ce qui existait auparavant. L’UMP n’est plus qu’une coquille vide. Debout La République de Nicolas Dupont-Aignan est le premier à être parti suivi du Parti Démocrate Chrétien de Christine Boutin. Le Nouveau Centre  veut y aller tout seul. Dominique de Villepin souhaite prendre sa revanche sur l’homme qui a voulu le pendre à un croc de boucher. Même le Parti Radical Valoisien emmené par Jean-Louis Borloo se sent pousser des ailes. Et l’UMP? Nicolas Sarkozy a pris un malin plaisir à changer  quatre fois en quatre ans de Secrétaire Général : Pierre Méhaignerie jusqu’en septembre 2007, Patric Devedjian jusqu’en décembre 2008, Xavier Bertrand jusqu’en novembre 2010 et désormais Jean-François Copé. Ce n’est pas vraiment le meilleur moyen pour préparer 2012. Et autant vous dire que la façon dont ça se passe en ce moment à l’UMP, ils auront du mal à être prêts pour 2012. Si la Gauche part désunie, la Droite est en lambeau : toute leur organisation électorale est à plat. L’UMP de Nicolas Sarkozy a tout à reconstruire. Et autant dire qu’ils ont du boulot.

Le Centre dans le mou

Quelqu’un a entendu parler du Modem depuis sa création ? Personne ? Ok. Donc c’est bien ce que je disais : le mou. CQFD.

Le risque Front National

Avec une Gauche désunie, une Droite en lambeau et un Centre inexistant, quelle est l’alternative pour les Français ? L’Extrême-Droite bien entendu. Et c’est vrai qu’aujourd’hui l’Extrême-Droite est devenue une alternative crédible pour une partie des Français. A cela plusieurs raisons :

Marine Le Pen présidente du Front National

– le débat sur l’identité nationale mené par Eric Besson a permis au Front National de se montrer sous son meilleur jour : défense de la nation et de la patrie, mise en exergue de la pureté de la langue françaises et des oripeaux français (drapeau national, hymne national…)

– le changement de leader du Front National a virginisé le parti.  Plus de condamnations pour menaces de mort, coups et blessure, antisémitisme…  depuis que Jean-Marie Le Pen a tiré sa révérence. Et c’est désormais l’héritière, Marine Le Pen, qui dirige le Front National. Mais n’en doutons pas, ce n’est pas un changement de prénom mais la persistance d’un nom.

– le vieillissement de la population joue en faveur des idées conservatrices et réactionnaires. Nicolas Sarkozy a gagné parce que les plus de 60 ans ont voté majoritairement pour lui. 61% pour les 60-70 ans, 68% pour les plus de 70 ans. Ce n’est certainement pas pour les questions de travail mais plus pour les questions de sécurité du candidat Sarkozy. Sarkozy, décredibilisé sur les questions de sécurité après 5  ans de pouvoir infructueux, ne pourra plus se prévaloir de ces votes. Et vers qui se tourneront ces personnes pour la sécurité ? Le Front National !

A moins que…

Comment contrer le Front National ?

Déjà arrêter avec les manifs anti-FN, jamais une manif de SOS Racisme à Vitrolles ou partout ailleurs en France n’a permis de faire baisser le Front National. Je sais que je vais me mettre à dos mes amis de Re-So qui étaient présent à Tours pour le Congrès du Front National. Mais qu’à cela ne tienne. Manifester c’est bien mais ça ne permet pas de retourner une population. Surtout que les petits vieux qui sont la cible privilégiée du Front National ne goûtent pas vraiment aux manifestations.

Non. La meilleure façon de contrer le Front National est d’aller sur les terrains délaissés par la Gauche : nation et sécurité. Et aussi de proposer un programme qui parle à cette génération. Et là, croyez-le ou non, je pense que le Care prôné par Martine Aubry est une des solutions que la gauche peut apporter à cette génération : le contrat entre Jeunes et Anciens peut permettre de redonner de l’espérance à deux générations pessimistes sur leur futur. Les Anciens parce qu’ils voient la fin proche et qu’ils sentent que s’ils ne sont pas dans un univers sécurisé, leur vie et leur condition de vie se dégraderont encore plus vite. Les Jeunes parce qu’ils ne voient pas de futur dans une société avec un taux de chômage de 24% pour les 15-24 ans.

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Les amis de Frêche demandent leur réintégration au sein du Parti Socialiste

 

La question que nous, en tant que socialistes, devons nous poser c’est s’il est logique de répondre favorablement à leur demande.

Revenons donc sur l’histoire. Georges Frêche, baron local socialiste, a depuis toujours agi comme bon il lui semblait. S’alliant avec des anciens de l’OAS (qui je le rappelle souhaitait encore et toujours garder une France coloniale avec l’Algérie française) puis le Front National (dont nous connaissons tous les positions politiques, chantant dans l’Assemblée Nationale avec les élus du Front National des chants coloniaux, insultant la gent féminine, traitant ses électeurs de cons, menaçant de mort les politiques s’opposant à lui, méprisant les décisions prises par son parti, Georges Frêche et ses affidés sont-ils encore les bienvenues au Parti Socialiste?

Ils ont fait la demande de leur réintégration. La réponse du Parti Socialiste doit être sans équivoque : NON ! Vous n’êtes pas les bienvenus !

Fermons le ban.