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Laissons les propositions démagos à la droite

leskaira

Depuis quelques jours, la France n’en peut plus de conchier sur l’équipe de France. Cette honteuse équipe de France qui a osé perdre contre le double champion du Monde et d’Europe, cette même équipe qui a enfin réussit à gagner un matche depuis… 6 ans en compétition, cette même équipe qui a enfin retrouvé une âme conquérante. Oui, les gens ne sont pas contents de voir la France ne pas avoir réussi à marquer contre l’une des équipes les plus défensives et possédant 2 des top 10 joueurs du monde quand la France n’en possède aucun.

On en a entendu des conneries sur ces joueurs grossiers, mauvais, pathétiques, sans envergure qui n’arrivent pas à battre la meilleure équipe du monde. Mais croyez-vous un instant que nous avions une chance ? Pas la moindre. Malgré le travail de Laurent Blanc depuis 2 ans qui a transformé la 31e équipe du monde en 2010 (devant l’Italie) en 5 à 8e équipe d’Europe, la France n’avait pas la moindre chance.

Parlons des insultes. Pensez-vous qu’un groupe de jeunes qui vit un moment intense, où ils représentent leur pays, va s’amuser à utiliser litotes et anaphores pour exprimer des choses simples comme « replace-toi bordel, bouche ce couloir », « Fils de pute ! J’étais mieux placé que toi ! » ou envoyer chier un journaliste qui a passé tout son Euro à critiquer un joueur ? Oui, avoir un vocabulaire de charretier n’est pas incompatible avec le métier de footballer.

Nasri est un cas d’école. Pendant la préparation, il y avait deux joueurs qui posaient problème chez les journalistes. Evra qui n’était pas en forme et Nasri qui gardait trop la balle. Si le cas d’Evra s’est vite résolu par son remplacement par Clichy, que dire du problème Nasri qui garde trop la balle ? Que les journalistes n’aiment pas les solistes comme Christiano Ronaldo ? Messi ? Ozil ? Modric ? Ribéry ? Menez ? Valbuena ? Ben Arfa ? Ou bien ils doivent vendre du papier ? Après son but contre l’Angleterre, Nasri a demandé aux critiques de fermer leur bouche. Il n’a pas été entendu. Les critiques ont perduré. A la fin du match contre l’Espagne, quand Nasri a refusé de répondre comme la plupart des joueurs, un des journalistes présents lui a dit de se casser. Oui vous avez bien entendu. Il lui a dit : « casse-toi ». Quel type de journaliste est capable de foutre sa déontologie à la poubelle pour aller faire le mariole devant les acteurs dont il doit reporter les actions ? Quel type de journaliste de l’AFP met son éthique dans sa poche pour dire « casse-toi » à un joueur de l’équipe de France ? Clairement le genre de journaliste qui devrait se faire virer pour faute grave.

Et puis les Bleus sont rentrés en France la tête basse après les monceaux d’insultes qu’ils se sont pris dans la tête. Par contre, les attaques ont continué. Ils sont allés chercher des types qui n’avaient encore plus rien à voir avec le foot comme Tony Parker dont le seul rapport avec le foot est d’avoir joué avec Thierry Henry dans une pub pour SFR, Pierre Arditi, Francis Lalanne et… les députés français. Et là ça a été catastrophique. Un des nouveaux députés français qui a certainement des problèmes avec les termes de « contrat », « négociation salariale » et « respect du contrat » a voulu remettre en cause la prime que les joueurs ont négocié. Ce genre de propos serait passé inaperçu dans la bouche d’un député de la Droite Populaire. Dans celle d’un député socialiste, mon coeur se met à saigner. Comment peut-on remettre en cause un contrat négocié ? Etant donné que les footballers ne reçoivent pas de salaire lorsqu’ils jouent pour l’équipe de France, ce député aurait-il souhaité qu’ils travaillent gratuitement ?  Esclavage moderne ?

Ces propositions démagogiques étaient plutôt le fait de députés de la droite. On se souvient de Brigitte Barèges qui, refusant le mariage homosexuel, avait proposé ironiquement le mariage avec des animaux. Je ne sais pas ce qui a poussé ce député à balancer une telle bêtise. Un (ancien?) assistant parlementaire suppliait sur Twitter les nouveaux députés à se taire face à la presse pour l’instant. Il devait d’abord apprendre leur nouvelle mission plutôt que de faire des gaffes. Et bien voilà que ce nouveau député vient d’en faire une. Mettons cette erreur sur le compte de sa relative jeunesse et demandons-lui de se battre pour une promesse de campagne bien plus importante, voté massivement par les socialistes : la fin du cumul des mandats.

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Pourquoi je publie gratuitement sur des sites de presse

Journaux japonais

Plusieurs blogueurs ont réagi à la prise de position d’Eric Mettout sur la question de la rémunération des blogueurs sur les sites de presse. Il exprime le fait que la publication d’articles de blogueurs sur l’Express est un échange de bon procédé : publier ses opinions avec une liberté sur un site à forte audience. Je comprends que ça puisse choquer certains. Un blog est un lieu de publication amateur de contenu. Alors quand sa prose se retrouve sur un site dont l’objet est de se faire de l’argent, pourquoi le blogueur ne pourrait pas toucher une part pour son labeur ? C’est un peu la thèse développée par Seb et Intox. Nicolas, lui, estime que sa prose vaut rémunération. Mais sérieusement, il est publié sur un site (lelab) qui  n’apporte aucune valeur ajoutée. En tout cas, je ne vois pas l’apport par rapport à lepost ou leplus…  L’Hérétique pense qu’un blogueur n’a pour seule rémunération que le plaisir. Il se trompe aussi.

Alors comme je serai et que j’ai été un des blogueurs de l’Express je vais vous expliquer ma démarche. L’argent ne m’intéresse pas. Sinon, vous auriez de la publicité ici. Je paie mon hébergement justement pour ne pas avoir de publicité. Mon blog me coûte de l’argent et si je voulais que mes écrits me rapportent de l’argent, je l’aurais monétisé. Mon blog est un outil politique. C’est ma plate-forme militante qui fait partie intégrante de mon militantisme. S’il y a des personnes qui doivent me payer pour mes talents ce sont les politiques et plus particulièrement ceux de mon parti politique qui devraient le faire. Mais je vous arrête là. Je ne suis pas dans l’équipe de François Hollande donc personne ne me paie pour écrire. S’il devait y avoir quelque chose qui choque les blogueurs, c’est plutôt ça : ne pas être payé par son candidat. Mais je ne suis ni un apparatchik ni un salarié de la politique (collaborateur d’élus, élu). Ca doit en refroidir certains de payer quelqu’un qui a une liberté totale de parole…


Alors oui, mon militantisme est gratuit. Il n’y a pas d’argent en jeu. Et j’en suis d’autant plus libre. Ma seule rétribution est donc d’être le plus lu et donc d’être le plus connu. J’ai donc un rapport aux médias comme n’importe quel acteur de la société civile. Un média, dont l’étymologie veut dire intermédiaire, me sert à transmettre mes idées au plus grand nombre. Donc quand je publie sur un média, je recherche l’intermédiaire avec les autres. Il y a donc mon blog qui a une faible audience dans l’échelle médiatique. Au dessus, il y a les sites collaboratifs dont j’ai parlé plus haut. Puis les sites de presse. Enfin, la radio et la télévision sont les stars des médias. Bien entendu, je préférerais être publié sur les médias à plus fortes audience pour être vu et entendu car c’est là que réside mon intérêt. J’attends dont les propositions de TF1, France Télé ou Radio France…

Bien entendu, un jour je quitterai le Parti Socialiste et je pourrai vendre mes compétences aux médias. Ce jour-là je demanderai à être grassement payé. Car mes opinions sont de qualité. En tout cas, elles sont plus pertinentes que celles que je lis, écoute, regarde des éditorialistes/commentateurs/polémistes dits de gauche (oui c’est toi que je vise Audrey Pulvar).  D’ailleurs, ce jour-là j’en ferai mon travail. Et je n’utiliserai plus de pseudonyme. Ou pas…

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Les journaux ne connaissent pas la crise

les pieds nickelés fouillent les poubelles des Echos

C’est ce que tout un chacun doit se dire. Si l’on regarde les derniers évènements autour des médias papier comme Internet, les journaux sont de véritables mines d’or pour les cambrioleurs.

– Le 7 et 8 octobre, Médiapart est victime d’un vol. Deux ordinateurs son volés,

– Le 25 octobre, le journaliste Gérard Davet du Monde se fait voler son ordinateur et uniquement son ordinateur professionnel à son domicile,

– Le 25 octobre, le journaliste Hervé Gattegno se fait voler son ordinateur professionnel au siège du Point,

– Dans la nuit de samedi à dimanche, Rue89 s’est fait voler une vingtaine d’ordinateurs.

Mediapart, Le Monde, Le Point et Rue89… Quelle est donc leur lien ? Sont-ils riches ? Clairement pas. Mediapart et Rue89 sont des start-up et ne sont pas profitables, le Monde vient de se faire racheter car ils étaient proches du dépôt de bilan, le Point est financé par François Pinault l’un des seuls milliardaires à ne pas être un ami intime de Nicolas Sarkozy. Quel peut donc être la raison alors de ces vols ?

Mediapart, Le Point, Rue89 et Le Monde ont pour point commun d’être dirigés par des personnes qui ne sont pas proches du pouvoir. Mediapart, Le Point, Rue89 et Le Monde ont pour autre point commun d’être à la pointe des révélations sur l’affaire Bettencourt et du Karachigate. Quels sont les points communs de ces deux affaires ? Ca commence par un N et finit par un Y. Nicolas Sarkozy.

L’affaire Sarkozy-Bettencourt

Je vous la fais court. Tout ceci est au conditionnel. Bettencourt fille attaque Bettencourt mère parce que celle-ci a couché sur le papier qu’elle donnerait de l’argent à un photographe mondain. Pour gagner contre sa mère, elle a soudoyé des employés de maison pour enregistrer des conversations privées qui auraient du prouver sa sénilité. Au contraire, on apprendrait que Bettencourt a financé énormément la candidature de Nicolas Sarkozy par le biais d’Eric Woerth en sus d’autres babioles : non déclaration de biens comme l’île d’Arros dans les Seychelles et évasion fiscale en Suisse.

L’affaire Sarkozy-Karachigate

Je ne me suis jamais plongé dans l’affaire mais comme Intox2007 résume bien la situation entre Sarkozy et le Karachigate, je ne la plagierai donc pas.

La question que tout le monde se pose sur Nicolas Sarkozy

On savait que Nicolas Sarkozy se voyait en DRH du Parti Socialiste comme  il l’avait exprimé en Alsace en décembre 2009.



On peut se demander si Nicolas Sarkozy ne se verrait pas désormais en directeur de la rédaction de toutes les salles de presse. Rappelons qu’il est déjà directeur de la rédaction de l’ensemble des télévisions et radio publique depuis la loi sur l’audiovisuel public voté au début de l’année  2009, c’est lui et lui seul qui décide de l’organigramme de l’ensemble de la direction de l’audiovisuel public. Ses attaques et cambriolages contre les journalistes du privé qui ne sont pas assujettis à sa toute puissance peuvent-ils être considérés comme une volonté de déstabilisation de médias indépendants ?  Voilà donc la question : Nicolas Sarkozy voudrait-il devenir le DRH des médias non dépendants de lui ?


Bonus track : Les imposteurs d’Action Discrète se font passer pour des barbouzes de la DCRI piégeant trois rédactions de journal.