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Ce n’est pas la défaite de la gauche, c’est la défaite du gouvernement et de François Hollande

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Ce dimanche, la gauche a perdu de nombreuses villes. On s’en doutait pour certaines comme Reims qui étaient miraculeusement passé à gauche en 2008. Pour d’autres, c’est un véritable coup de massue. En effet, des villes de gauche depuis des décennies sont passées à droite : Quimper, Limoges, Maubeuge, Tourcoing, Roubaix, Argenteuil, Niort, Villejuif, Pau, Henin-Beaumont… sont passées à droite voire pire à l’extrême-droite.

La gifle aux socialistes

Si c’est un séisme local pour les forces progressistes, c’est surtout une gifle nationale pour le gouvernement. Si ces villes sont passées vers les forces réactionnaires c’est le résultat d’une politique nationale mauvaise. Et le responsable de cette politique s’appelle François Hollande. Comment douter que le changement ne soit pas arrivé depuis 2 ans n’ait pas joué contre la gauche ? Le peuple a senti l’augmentation de la TVA voulue par Sarkozy mise en place par Hollande, le peuple a été effaré par l’histoire de cul de François Hollande se rappelant les Pingeot et Bruni. Et puis le pacte de responsabilité a certainement été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comment imaginer un pacte où l’Etat donne beaucoup sans aucune contrepartie ? Ca me fait penser au Grand Guignol que nous avait joué Moscovici avec les Pigeons. Rappelez-vous. Moscovici avait un projet d’augmenter l’impôt sur la cession d’une entreprise de beaucoup (passage de 10% à 40% environ). Bien entendu ça avait gueulé. Moscovici avait finement négocié. L’impôt était resté au même taux et il avait donné des contreparties aux entrepreneurs. Bref, il s’était aplati devant les patrons. S’étonner que nous perdions des villes n’est que le second effet kiss cool de la mauvaise gestion à la tête de l’Etat. D’ailleurs Pierre Moscovici lui-même a perdu à Valentigney dans le Doubs.

En 2008, le Parti Socialiste avait gagné 31 villes. Elle vient d’en perdre 61 à l’heure où j’écris. 577 villes étaient à gauche avant les élections sur les villes de plus de 9 000 habitants.sur 1088, elles sont désormais 634 dirigées par la droite. 77 villes de plus de 50 000 habitants étaient à gauche, elles sont désormais 68 à droite sur 122. Merci à France Télévision pour cette infographie.

municipales 2014 2nd tour

 

Et maintenant le changement ?

Et maintenant… Et maintenant… Le gouvernement va faire avec. Des rumeurs disent qu’Ayrault voulait démissionner dimanche soir. Il n’y a pas de doute qu’il y aura du changement dans les prochains jours. J’imagine que comme en 2001, les ministres ayant perdu devant les urnes seront renvoyés voire plus. Mais si le problème de communication est un problème de personne, la défaite montre aussi une défaite de la politique du gouvernement. Sans inclinaison forte de la politique gouvernementale, il n’y aura pas de changement. Et avec les Européennes qui se profilent dans deux mois, ne doutons pas que la giboulée de mars ne se transforme en tsunami électoral en juin si rien ne change.

Maintenant, Hollande a trois choix devant lui pour faire le changement : le changement centrisme électoral, le changement centrisme de gauche et le changement hollandiste.

culbuto-hollandeCommençons par le dernier cité car c’est certainement le plus certain d’arriver et le pire scénario. Hollande va virer Ayrault et il va installer à sa place un autre hollandiste pur jus qui n’a aucun caractère de leader. Donc on va avoir un socialiste du type Michel Sapin ou Bernard Cazeneuve. Nonobstant leurs indéniables autres qualités politiques, ce ne sont pas des leaders charismatiques comme ne le sont ni Hollande ni Ayrault. Pour le gouvernement, Hollande va prendre un culbuto et tout mélanger. Et là va arriver le jeu de chaise musical. Montebourg à la justice, Valls à l’économie, Taubira à la santé… Avec une ou deux entrées et sorties, le Premier Ministre propose la même politique. Le PS devient la 4e ou 5e force politique du pays derrière l’UMP, le FN, EELV et peut-être le Modem. La claque quoi. Harlem Désir, Premier Secrétaire du PS et premier de la liste PS en Ile-de-France n’est même pas élu car il fait moins de 5%. Ce n’est pas une claque, c’est la fin du Parti Socialiste.

Continuons avec le premier cité. Hollande pense déjà à 2017 et en bon analyste des tendances électorales, il comprend que s’il souhaite gagner en 2017, il doit continuer sa centralisation. Il prend donc un politique considéré comme centriste. Il demande à Manuel Valls ou François Rebsamen (qui aurait pu rentrer dans la première catégorie) de former un gouvernement. Ils virent ces sales gauchistes d’écolos du gouvernement et proposent à Marielle de Sarnez et François Bayrou d’entrer au gouvernement. Ils virent tous les socialistes marqués trop à gauche comme Benoit Hamon (mais ils gardent ceux qui ne font pas de bruit). Ils rameutent des grandes gueules parce qu’il y a besoin de grandes gueules pour recentrer leur politique et réduire les voix du Front National. Dans un élan de réconciliation nationale avec Marseille, Jean-Noël Guerini ou Patrick Menucci devient ministre et ils virent Marie-Arlette Carlotti (qui est aussi marseillaise). Il appellent Bertrand Delanoë qui, lui, sait s’imposer pour prendre un gros ministère. Par contre, ils n’appellent pas Martine Aubry parce qu’elle  a beaucoup trop de leadership qu’eux tous. Et puis c’est leur point commun entre eux, ils ne l’apprécient pas. Bien entendu, aux Européennes ça ne passe pas. Par contre, le Modem permet de faire quelques gros coups aux sénatoriales et aux régionales. En 2017, Hollande part seul au premier tour. Il ne passe pas le premier tour de 1000 voix derrière Marine Le Pen. Et ouais c’est pas les propos sécuritaires qui jouent sur l’évolution du FN mais l’évolution économique.

Terminons avec la dernière solution. Hollande comprend que son salut c’est un recentrage politique. Il décide de prendre un premier ministre un peu plus à gauche que lui pour faire bien. Plusieurs noms viennent à l’esprit directement : Martine Aubry, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, François Bayrou, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg… Oui, j’exagère à propos de la liste de premiers ministrables. François Hollande, lui, ne pense pas que l’impôt c’est le degré zéro de la politique. Il y a de gros changements au sein du gouvernement. Moscovici part, il est remplacé par une personnalité reconnue de tous pour ses capacités économiques et qui ne fera pas trop faire peur aux patrons comme Gallois, Lauvergeon, Piketty, Strauss-Kahn… . Ben oui, Hollande veut bien abandonner sur certains points mais pas sur tous. Pour le reste, ce sont de grandes personnalités politiques charismatiques et de nouvelles et jeunes têtes qui entrent au gouvernement. On peut penser en plus des sus-cités à Cambadélis, Bachelay, le retour de Batho, Mazetier, Faure, Berger, Urvoas… Il y a aussi l’entrée du PCF qui abandonne le maoïsto-trotskiste Mélenchon. Au niveau des élections, les socialistes s’en sortent honorablement aux Européennes, ne perdent qu’une ou deux régions aux régionales et à la présidentielle, Hollande réussit son pari politique et bat le FN au second tour grâce à une croissance et une confiance retrouvée et à la dissidence de François Fillon après que la COCOE ait débattue pendant des semaines pour savoir si la triche dans les Hauts-de-Seine a profité à Copé, Wauquiez, Fillon ou Pecresse.

Enfin l’éventualité de ces trois hypothèses de remaniement et leurs conséquences ne sont le fruit que d’une masturbation intellectuelle que vous pourrez fort logiquement critiquer et que le futur pourra infirmer. Chacune d’entre elles est pessimiste pour les forces de gauche. Car aujourd’hui, je suis pessimiste. Demain ira mieux. Peut-être.

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Quelques réactions en vrac sur l’actualité des dernières semaines

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Pendant quelques semaines, j’étais en diète de blog. Oui, j’ai mis un peu tout ça de côté. D’abord, j’avais une campagne à mener, ensuite je n’avais pas envie d’écrire sur le fond de certains sujets. D’ailleurs, je ne réagirai pas sur tout ce qui m’a fait réagir ces dernières semaines.

Guilad Shalit est libéré… contre 1027 prisonniers palestiniens dont de nombreux terroristes. Il y a quelques années, le Hezbollah avait échangé une dépouille d’Irsaélien et un Israélien contre cinq terroristes. Le rapport est donc le suivant. Un libanais vaut 1/5e d’un israélien vivant et 1/5e d’un israélien mort tandis qu’un Palestinien vaut 1/1027 d’Israélien. La valeur d’un Palestinien se situe entre une crotte de nez israélienne et un bout de peau morte israélienne : pas grand chose donc.

La libération de Guilad Shalit est une défaite pour Benyamin Nethanyahou. Il libère des hommes et des femmes pétris de haine envers ses concitoyens et n’est même pas en mesure de protéger son pays. Cette défaite se concrétise aussi par le fait que la communauté internationale a lâché la politique de la terre brulée en recevant l’autorité palestinienne comme un vrai pays au sein de l’Unesco (et l’Onu bientôt ? ).

Netanyahou continue de coloniser un territoire qui ne lui appartient pas au lieu de construire dans son pays les logements qui manquent. Le mouvement des indignés israéliens regroupant laïcs comme religieux est une véritable mise en demeure de la politique israélienne intérieure qui échoue.

François Hollande a gagné. Bravo, félicitations. Faisons tout pour qu’il gagne en 2012. Encore 5 ans de Sarkozy, c’est non merci.

Martine Aubry a perdu. Dommage, je pense qu’elle aurait été plus à même de diriger la France.

Arnaud Montebourg. Non rien.

Les larmes de Ségolène Royal.

Cécile Duflot à Paris. Et moi qui croyais que les Verts étaient contre les mauvaises pratiques politiques tels que le cumul ou les parachutages. Si Cécile Duflot veut s’implanter à Paris, elle peut le faire mais devra affronter un socialiste. L’adjointe au maire de Villeneuve Saint-Georges et conseillère régionale d’Ile-de-France devrait réfléchir à deux fois.

La Libye s’est libérée et est tombée dans les mains de la charia. Merci Bernard Henry-Lévy et Nicolas Sarkozy. Etait-ce étonnant de voir ce pays tomber aux mains des Islamistes ? Bien sûr que non. Les images de la révolution – largement financée par l’Europe dont la France et les Etats-Unis – montraient un monde d’hommes où la femme était réduit à sa portion congrue : cuisine, ménage, enfant, voile. La voilà la Nouvelle Libye.

Partout dans le monde, on voit apparaître des manifestations spontanées contre le monde dans lequel nous vivons. Des indignés espagnols aux indignés américains en passant par les indignés italiens, grecs, israéliens… on ne peut que se demander si, 50 ans après, la jeunesse ne veut pas faire la contre-révolution de Mai 68. Mai 68 était la révolution pour l’accès à la consommation de masse. Les manifestants de 2011 ne veulent pas consommer en masse, ils veulent seulement survivre dans la dignité.

La Tunisie a voté et les islamistes sont en tête. Ils n’ont pas la majorité mais deux partis ont décidé de gouverner avec eux. Quel sera l’évolution en Tunisie ? Seul l’avenir nous le dira. A suivre.

DSK. Chaque nouvelle à propos de Dominique Strauss-Kahn me fait penser que nous avons échappé au pire. Pute, viol, pute, agression sexuelle, pute… Chaque mois sa nouvelle scabreuse. Ca fait longtemps que je ne soutiens plus DSK. Ca fait longtemps que je considère qu’il est un mauvais candidat pour des raisons politiques. Là, sa façon d’agir dans sa vie privée me semble être un véritable frein à tout retour. Est-ce le point de non-retour vers une société puritaine ? Il faudra traiter ce sujet plus longuement.

Les primaires sont un véritable succès. Certes mais y aura-t-il une dynamique ? Les 2,8 millions de votants seront-ils les ambassadeurs de François Hollande ?

Et c’est sur ce point d’interrogation que je termine. Et comme Arnaud Montebourg qui a popularisé cette signature de fin, je vous le dis sans concession : bien à vous.

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Les Parisiens soutiennent Martine Aubry

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Depuis quelques temps je blogue beaucoup moins ici. En effet, je m’engage autre part pour défendre mes convictions. Ainsi, avec des amis, je gère le site des Parisiens qui soutiennent Martine Aubry ainsi que le groupe Facebook des soutiens actifs de Paris avec Martine Aubry 2012 et la page fan j’habite Paris, je soutiens Martine Aubry. C’est donc une activité intense de militantisme local. Romain a, parait-il, la même fonction que moi mais pour un autre candidat mais lui blogue plus. Il doit avoir un boulot un peu moins prenant que le mien.

Ces derniers temps, je me suis occupé de créer une vidéo de soutien à Martine Aubry. Je ne suis pas un pro, je n’ai pas fait de formation de montage vidéo. Donc prenez cette vidéo pour ce qu’elle est ! Celle d’un militant qui fait une vidéo locale sur la campagne web.

Avec cette belle vidéo de campagne (sur laquelle je n’apparais pas), je suis certain que vous êtes décidé de voter Martine Aubry les 9 et 16 octobre. Pour retrouver votre bureau de vote, c’est sur le site des primaires citoyennes.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la campagne de Martine Aubry et que vous êtes parisien, je vous propose ces différents lieux de rendez-vous :

Ha au fait, les Parisiens soutiennent Martine Aubry certes mais partout en France Martine Aubry est soutenue. Retrouvez vous aussi ceux qui soutiennent Martine Aubry près de chez vous !

Post-Scriptum : je fais bien d’autres choses au niveau national mais ce sera certainement l’objet d’un autre article.

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6 raisons de voter aux primaires citoyennes

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Variae a proposé la semaine dernière 7 raisons pour participer aux primaires socialistes.
J’avoue avoir été gêné par ses raisons. Je n’y ai pas vu de véritable raison objective pour les Français de venir dépenser 1€ minimum et désigner le candidat du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche. N’ayant jamais été un véritable partisan de ces primaires, je suis certainement le mieux placé pour désigner des raisons qui ne donnent pas envie de venir voter. Par contre pour en trouver, c’est moins facile. Pour rappel, les raisons de Variae sont :

  1. Ne pas s’enfermer dans l’à-quoi-bon
  2. Traduire le mécontentement contre Nicolas Sarkozy
  3. Prouver à l’UMP qu’elle ne peut pas sévir en toute impunité
  4. Donner le coup d’envoi de la présidentielle
  5. Montrer que ce sont encore les Français qui ont le pouvoir
  6. Choisir le prochain – probable – président de la République
  7. Peser sur le candidat et le programme du parti socialiste

De ces 7 raisons, je n’en retiens que 3 qui me semblent toucher l’électeur de gauche. Les autres sont un peu légères. Ces raisons que j’exprimerai plus bas de façon différentes sont :

  • Choisir le possible prochain président de la République,
  • Peser sur le candidat et le programme du candidat,
  • Traduire le mécontentement envers Nicolas Sarkozy.

Lorsque je vais au devant des Français et que je leur parle des primaires, je mets en avant plusieurs arguments qui, il me semble, les touchent. Alors, certes, les habitants de mon quartier ne sont pas représentatif de l’ensemble de l’électorat français.

Voter aux primaires, c’est participer à une initiative démocratique inédite

En effet, les primaires citoyennes sont les premières en France. Certes, d’autres pays en sont coutumiers comme l’Italie ou les Etats-Unis mais pour la France c’est nouveau, c’est une initiative prise par les forces du progrès auquel le Peuple de Gauche est convié. L’ouverture à ceux qui se sentent de Gauche mais qui, pour des raisons diverses et tout à fait légitimes, ne sont pas des militants/adhérents politiques, associatifs, syndicalistes est une véritable opportunité d’écrire l’histoire. On ne sait pas aujourd’hui si ce sera un flop ou un top mais en tout cas, c’est bien l’histoire de la Gauche qui s’écrira le 9 et 16 octobre. Et vous ne voudriez pas en faire partie ?

Voter aux primaires, c’est décider

Décider certes mais décider de quoi ? Et bien c’est décider qui portera les couleurs de la gauche à la présidentielle de 2012, décider quelle projet sera porter par le candidat et décider quelles sont les urgences pour la Gauche. Quand je parle des urgences pour la France, je parle bien entendu de définir quelles sont les points sur lesquels la Gauche devra mettre l’accent pour gagner en 2012 et quels sont les points sur lesquels le futur président devra agir.

Voter aux primaires, c’est faire mentir la Droite

Rappelez-vous de l’attaque de la Droite contre les primaires. Jean-François Copé fait peser la menace d’un fichage des électeurs. Or contrairement à la Droite qui dont ses nombreux fichiers (LOPSSI, LOPSSI 2, STIC, EDVIGE) ont été retoqués par la CNIL, le Parti Socialiste a fait toutes les démarches auprès de la CNIL pour valider que les primaires ne seront pas une intrusion de la vie privée. Cette Droite essaie de faire peur à l’électorat de Gauche pour amenuiser la portée des primaires et donner l’assise politique la plus faible possible au candidat des forces de progrès ce qui l’empêchera de lui donner une assise populaire.

S’inscrire aux primaires vous donne des droits et un seul devoir

Oui, s’inscrire aux primaires donne des droits. D’abord le droit de vous investir auprès d’un candidat et de faire voter votre entourage pour cette personne. Aller au devant des Français pour les convaincre du bien-fondé de son candidat est un moment intense. Ensuite le droit de voter pour le candidat que vous souhaitez entre Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls. Enfin le droit de vous investir dans la campagne présidentielle pour le candidat élu. Ce sont des droits pas des devoirs. Il n’y a aucune obligation. Vous n’avez enfin qu’un devoir. C’est de voter en avril et mai 2012 pour le candidat élu des Primaires.

Participer aux primaires c’est avoir la possibilité de proposer des idées.

Vous pouvez contacter votre candidat et lui proposer des idées à défendre. Utilisez pour cela les pages Facebook ou entrez en contact avec les équipes locales de campagne, ils seront les mieux à même de transmettre le message.

Participer aux primaires, c’est enfin montrer à Nicolas Sarkozy qu’il est temps de changer la France

Avec une forte affluence venant voter, vous ferez passer un message à Nicolas Sarkozy. La Droite ça suffit ! Depuis 10 ans qu’ils gouvernent la France, ils ne se sont préoccupé que des riches. Classes moyennes et populaires ont été mis à la remorque de la politique gouvernementale. Ce ne sont pas les lois anti-immigrés et sécuritaires qui redonneront du travail aux Français. Voter aux primaires c’est donner une assise forte au candidat pour transformer la France et dire au revoir à Nicolas Sarkozy.

Et maintenant, à vous de jouer !

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Primaire Socialiste : Martine Aubry est candidate

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Ce matin à 11H30, Martine Aubry a déclaré sa candidature à la Présidence de la République dans un lieu mythique de Lille, la Gare Saint Sauveur. Ce lieu, ancienne gare, devenue centre culturel est le nouveau Musée d’Orsay de Paris construit d’abord pour être une gare et transformé par la suite en musée de l’art de 1848 à 1914. Un véritable chef d’oeuvre architectural.

Martine Aubry choisit donc sa ville, la culture, et un lieu symbolique de l’aménagement du territoire pour annoncer sa candidature à la Primaire de la Gauche. Cette candidature était fortement attendue. Et suite aux différents mouvements de la semaine dernière sur la prise de position de Martine Aubry sur le numérique, on imaginait que la campagne de Martine Aubry serait numérique. Hier, l’annonce du lancement du site Internet MartineAubry.fr, de son compte Twitter et de sa page
Facebook
avaient fait entré la campagne de Martine Aubry de plein pied dans la campagne par le numérique.

Sa déclaration de candidature met en avant plusieurs points qui seront certainement le coeur de la campagne de Martine Aubry jusqu’en 2012 :

« Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d’autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie – à l’école, à l’hôpital, dans les territoires. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

Je le dis : on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.« 

Martine Aubry dans son discours de 15 minutes termine son annonce par un éloge de la France et de la République en prenant date pour Mai 2012 : « Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd’hui devant vous l’engagement de la victoire en 2012. Vive la République ! Vive la France ! »

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Martine Aubry dévoile sa vision de « la France connectée »

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Dans Rue 89 aujourd’hui, Martine Aubry écrit une tribune éloquente  sur le passage de la France du XXe siècle à la France du XXIe siècle : la France connectée. Elle insiste sur le moment que ce nous sommes en train de vivre est une révolution pas uniquement numérique mais avant tout industriel. Cette Révolution ne peut et ne doit pas être bloquée par la puissance publique.  Au contraire, la puissance publique doit accompagner la Révolution pour la mener à terme.

La révolution numérique

Dans ce texte, Martine Aubry met en avant les bouleversements positifs du numériques avec des innovations probantes dans « le climat, l’énergie, l’éducation, la santé » auquel on pourrait rajouter le commerce, l’information, les techniques de production… Ces industries doivent être l’objet d’une attention particulière afin de les aider à monter. Ce n’est peut-être pas un sujet souvent abordé sur ce blog. Mais l’accompagnement des jeunes entreprises innovantes est un pas essentiel dans l’accompagnement d’une politique industrielle.

Le droit à la connexion, nouveau droit pour la France

Martine Aubry met en avant en nouveau droit pour les Français :  le droit à la connexion. Ce simple enchaînement de mots est lourds de sens. La France n’est pas encore totalement numérisé, elle devra finir son accès à Internet. Le gouvernement de Lionel Jospin a impulsé cette numérisation de la France. Seulement 1% des foyers étaient connecté en 2006, 17% l’étaient en 2001.

Le droit à la connexion est un droit que la France défendra dans les dictatures pour leur permettre de s’informer et de se connecter. Ce sera la diplomatie numérique. Comparé à la politique américaine, Martine Aubry ne va -à mon avis- pas assez loin même si c’est déjà un premier pas. La France devra inciter les centres de recherche et les entreprises de développer les applications pour fiabiliser les réseaux dissidents comme Hillary Clinton l’avait annoncé il y a un an. En contrepartie, en France on ne peut créer une loi dont l’objet est de supprimer un droit. HADOPI sera abrogé remplacé par un système de licence global.

En conclusion, voici un texte qui change de ce qu’on a l’habitude d’entendre de la part des politiques et qui donne espoir à ceux qui sont en train de vivre cette révolution numérique qu’ils ne sont pas les laisser pour compte de la société.

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Tout sauf Hollande ? Et puis quoi encore ?

Crédit Solfé Communication

Crédit Solfé Communication

J’ai publié ce matin un texte sur leplus avec les modifications d’usage de la rédaction. Voici le texte original (avec les liens que j’avais choisi et l’ordonnancement choisi). Le texte n’a plus d’intertitre qui pourrait induire en erreur.

Les journaux bruissent ces derniers jours qu’un terrible front se serait formé pour contrer François Hollande rassemblant les amis de Ségolène Royal, ceux de Dominique Strauss-Kahn, Delanoë, Hamon et Aubry. Mais est-ce réellement le cas ?

François Hollande serait-il donc devenu l’homme à abattre au Parti Socialiste ? Mais pourquoi ? Les journaux ne le savent pas. Mais ils en parlent. Serait-il un véritable salaud prêt à vendre père et mère pour se faire élire ? Bien sûr que non. Porterait-il une vision totalement aux antipodes des autres cadres du Parti Socialiste ? Sincèrement, je n’ai jamais lu de propositions concrètes de François Hollande jusqu’à aujourd’hui (sur les retraites) et ce n’est pas en contradiction avec le projet socialiste. François Hollande aurait-il une telle avance qu’il ferait peur à ses autres concurrents ? Même pas. Il fait jeu égal avec Martine Aubry dans les sondages. Alors pourquoi y aurait-il un front anti-Hollande ? En fait, personne ne sait trop bien. Chez les soutiens de Martine Aubry, Benoit Hamon s’étonne des écrits dans les journaux sur un front anti-Hollande.

S’il y avait vraiment un front anti-Hollande, pourquoi la majorité des cadres de la fédération du Bas-Rhin voterait pour lui ? Tout ça est bien étrange. On pourrait se demander si les journalistes ne tenteraient pas de faire un mauvais remake de 2006 où ils avaient monté Fabius et Strauss-Kahn contre Royal. Vraiment, la Gauche n’a pas besoin de ça. Quel serait la responsabilité de ceux qui colportent ces rumeurs si François Hollande devenait le candidat des Socialistes ? Si les personnes qui font courir ces bruits avaient un peu d’esprit de responsabilité, ils feraient mieux de travailler à personnaliser le projet socialiste pour en tirer le meilleur et faire gagner la Gauche en 2012.

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Pourquoi nous, militants socialistes, soutenons Martine Aubry

Martine Aubry à France Inter

Martine Aubry candidate primaire gauche socialisteA l’heure où notre pays s’engage dans la pré-campagne pour l’élection présidentielle de 2012, où le Parti socialiste prépare les primaires qui devront désigner son candidat, il est temps pour nous, militants, de nous exprimer.

Nous devons aujourd’hui nous impliquer dans le choix de notre candidat – de notre candidate, et mobiliser autour de sa candidature pour que la France soit enfin dirigée et bien dirigée, avec le souci d’unir les Françaises et les Français, de les élever dans un nouveau grand élan économique et social qui abolira l’abandon, l’ignorance et parfois le mépris dans lequel dix années de gouvernements de droite les ont laissé.

Martine Aubry possède toutes les qualités indispensables pour réaliser cet objectif. Elle a déjà, pour commencer, l’expérience de l’action menée au plus haut niveau de l’État en tant que Ministre du travail et celle du terrain de l’entreprise et de la vie : directrice générale adjointe du groupe de dimension internationale Péchiney et créatrice de la fondation Agir Contre l’Exclusion, elle n’a jamais cessé de prouver ses compétences aussi bien en matière d’emploi, que d’insertion et de gestion. Aujourd’hui maire d’une des plus grandes ville de France, elle connaît parfaitement les réalités économiques et sociales. Grâce à elle, la capitale des Flandres a connu un essor exceptionnel. Son Grand Projet Urbain en matière de logements sociaux a donné un nouveau souffle à la ville en privilégiant la mixité sociale, l’implication des habitants, la qualité des logements et du cadre de vie. Au niveau économique, la relocalisation d’entreprises, les parcs d’activités (Euralille, Euratechnologie, Eurasanté) et la création de pôles de compétitivité ont relancé l’emploi et ouvert l’économie nordiste sur le 21e siècle. Lille est aussi devenue Capitale européenne de la culture en 2004. Ce n’est pas un hasard lorsque l’on sait que Martine Aubry a voulu placer la culture au centre de la politique de la ville : accès à la culture pour tous ; culture comme moyen d’émancipation, comme éducation.

Première secrétaire depuis novembre 2008, Martine Aubry a su faire parler l’ensemble du Parti socialiste d’une seule voix après des années de zizanie, ramener l’ensemble des composantes du PS autour de la même table et forger un parti tourné vers les Françaises et les Français, au plus près de leurs préoccupations.

Martine Aubry est responsable des plus grandes avancées de la gauche à la fin des années 1990.  Elle a mis en œuvre la réduction du temps de travail, bien sûr, avec la création de 350 000 à 450 000 emplois. Elle a agi pour l’insertion professionnelle des jeunes avec les emplois-jeunes. Elle a fait voter des lois de protection des Français avec la loi de lutte contre l’exclusion, l’APA – allocation personnalisée d’autonomie, pour les personnes âgées —, la CMU – couverture maladie universelle — qui permet à chacun de bénéficier de la sécurité sociale.  Durant son mandat, Martine Aubry a remis les comptes de la Sécurité Sociale pour la première fois à l’équilibre. Ensuite, la droite au pouvoir n’a pas trouvé mieux que de de creuser le déficit.

Pour redonner leur sens aux valeurs de notre pays, Pour réapprendre à vivre ensemble, Pour que la France retrouve toute sa place dans l’Europe et le Monde, nous souhaitons que Martine Aubry soit candidate à la Primaire socialiste et à l’élection présidentielle de 2012.

Retrouvez la tribune commune sur la plate-forme militante Gauche Unie.

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Si 2011 est comme la fin de 2010, le Parti Socialiste perdra en 2012 !

Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn s'envoient des boules puantes
Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn s'envoient des boules puantes

Licence en Creatives Commons, auteur en cliquant sur l'image

Introduisons

Ségolène Royal parle à la place de Dominique Strauss-Kahn et le transforme en sous-fifre.

Les strauss-kahniens font un hold-up sur le terme Désir d’Avenir.

Manuel Valls, François Hollande, Ségolène Royal font des pieds et des mains pour que Dominique Strauss-Kahn ne puissent se présenter en faisant avancer les primaires.

Arnaud Montebourg essaie de s’approprier la communication web du Parti Socialiste en réutilisant la propre communication du Parti Socialiste. Le but avoué : faire inscrire les français sur les listes électorales. Le but inavoué : faire croire aux Français que Montebourg est l’instigateur de l’ensemble de la communication web du Parti Socialiste puisqu’il reprend ladite campagne. C’est juste dommage d’avoir l’air d’un mec totalement has been qui reprend un concept 11 mois après sa première diffusion. Un peu comme si Montebourg se faisait prendre en photo derrière un village avec son clocher.

Arnaud Montebourg considère que Dominique Strauss-Kahn veut appauvrir les Européens.

Et les autres me diraient vous ? Les Fabius, Collomb, Moscovici, Le Guen, Hamon, Emmanuelli, Aubry, Lamy, Cambadélis… ? Comme le dit si bien François Bayrou : ils se tiennent par les noyaux durs.

Continuons

Quelle sera la suite ? Les petites phrases vont-elles continuer ? Les Socialistes vont-ils encore plus se taper sur la gueule ? Vont-ils encore montrer un visage de « responsables » socialistes puérils ? Vont-ils continuer le pugilat ? Remémorez-vous ce commentaire d’un journaliste du Monde.fr : « J’ai l’impression d’entendre sans cesse le même récit sur le PS depuis 3 semaines. C’est pas sexy les guerres de tranchées. »

La suite c’est donc ça ? Une guerre de tranchée pendant les 11 prochains mois ? On va donc se taper dessus pendant tout ce temps ? Et que vont penser les Français ? Et ben que Sarkozy c’est tout de même mieux ! Voire même François Bayrou, Nicolas Hulot ou Eva Joly.

Primaires : machine à perdre ?

Pour l’instant, oui. Et j’en suis bien malheureux. Mais ce n’est pas étonnant. Je vous en parlais il y a un petit mois dans le dernier paragraphe : « Si en 2009, j’avais appelé à voter contre les primaires de la gauche, ce n’est pas pour rien. Je savais pertinemment que malgré tous les beaux discours d’Arnaud Montebourg, les socialistes seraient incapables de tenir leur parole d’une primaire sans coup bas. »

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Pourquoi Martine Aubry limite sa parole publique

Martine Aubry à France Inter

C’est une question que beaucoup de personnes à gauche se posent. La réponse n’est bien entendu pas aisée. Pour y voir plus clair, je vais avancer plusieurs thèses, vous pourrez ainsi choisir la meilleure.

Martine Aubry est une incompétente qui ne sait pas réagir à l’actualité

S’il est vrai que Martine Aubry réagit peu à l’actualité comparé à d’autres personnalités politiques au rang desquelles on retrouve Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou François Hollande, c’est parce qu’ils sont compétents et qu’elle est incompétente. En tant que Première Secrétaire, elle se doit d’être la responsable de l’opposition et donc de réagir à tous les faits divers. Cette analyse ne tient pas vraiment la route car François Hollande a tenu cette position entre 1997 et 2007, on connait le résultat fatal pour sa part. Sa concubine est finalement désignée candidate et il n’aura même pas la possibilité de se présenter.

Martine Aubry joue la doublure de Dominique Strauss-Kahn au cas où…

Lorsque Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont décidé d’unir leur force pour une solution alternative au système Hollande, ils auraient conclu une alliance sur trois ans. Au Congrès, Martine Aubry serait la candidate des Rénovateurs pour prendre la tête du Parti Socialiste et l’un des trois serait le candidat pour l’élection présidentielle soutenu par les autres. De plus dans la motion signée par Aubry, Fabius et Cambadélis, le premier secrétaire annonce qu’il ne se présentera pas à la Présidentielle. Donc Aubry ne va pas se présenter en mentant sur ce qu’elle a dit qu’elle ferait. Avec un Laurent Fabius plutôt en retrait, Martine Aubry joue pour Dominique Strauss-Kahn. Si celui-ci n’y va finalement pas, elle pourrait jouer le rôle de doublure. Si Martine Aubry parle peu c’est qu’elle sait que DSK reviendra et qu’il est donc inutile d’être sur le devant de la scène. Voilà en résumé la théorie que portent certains Strauss-Kahniens.

Martine Aubry a une vraie stratégie pour 2012 et limiter sa parole publique en fait partie

Martine Aubry a compris qu’après 5 ans de sarkozysme, les Français voudront un changement de présidence. L’omniprésidence, ça va 5 mois mais 5 ans ça tape sur le système. Les Français refuseront de reprendre un président à l’italienne, parlant et moulinant de l’air et n’agissant que dans son intérêt et celui de sa famille. Ils préféreront un président bâtisseur et agissant qui parlera peut-être moins mais qui aura au moins le mérite de faire avancer les choses. Martine Aubry, en mettant le Parti Socialiste au travail après 11 ans d’immobilisme nuisible et de rivalités négatives qui ont miné le PS en son sein ainsi qu’auprès de la population française, a prouvé qu’elle était une meneuse d’hommes et qu’elle savait tirer le meilleur des talents qu’elle a sous la main. Autant dire que ça change d’un président qui a été incapable de tirer le meilleur de ses troupes. Il n’y a qu’à voir le simple fait d’avoir mis dans son gouvernement des incompétents comme Frédéric Lefebvre, Rachida Dati, Bernard Laporte ou  Roselyne Bachelot.

Martine Aubry ne fait pas ça par stratégie, elle est… comme elle est

Martine Aubry n’est pas une femme très expressive et n’aime pas passer à la télévision. Elle n’aime pas être sur le devant de la scène et surtout n’aime pas les journalistes dont elle se méfie. Elle évite donc comme la peste ces gens qui sont payés pour scruter chaque phrases, mots, syllabes, onomatopées sortants de sa bouche. Autant dire que son truc à elle c’est de travailler en paix, d’être auprès de ses concitoyens et administrés lillois les soirs de grands froids plutôt que de commenter la candidature aux primaires de Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal.

Et vous ? Quel est selon vous la raison qui pousse Martine Aubry à limiter sa parole publique ?