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L’inélégante Ségolène Royal part en campagne sur un mensonge

French politician Ségolènee Royal at Pierre Cohen's rally for the French town elections in Toulouse, 2008

Le 31 mai 2010, Ségolène Royal coupait le souffle de bon nombre des observateurs de la vie politique française et principalement de la vie socialiste comme elle seule sait le faire. En effet, Ségolène Royal lançait un appel à Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius pour rejoindre leur pacte de non-agression. Les dépêches affluaient sur les journaux, les télés en faisaient leur gros titres. Ségolène Royal promettait que celui qui serait le mieux placé entre les quatre serait le candidat des trois autres. Que ce soit sur lepost.fr où « se rallier à DSK ou Martine Aubry? Ségolène Royal ne serait pas contre…« , le JDD.fr où « Royal fait un pas de côté« , sur 20minutes.fr où « pour 2012, Ségolène Royal se dit prête à se sacrifier« , ou sur lefigaro.fr où « Royal tente de s’immiscer dans le pacte Aubry-DSK« , les journaux mettait en exergue le nouveau chemin que traçait Ségolène Royal. Les mots prononcés par Ségolène Royal sont sans équivoque. Je vous les rappelle : « Je me rapproche de Martine Aubry (…), je suis en contact avec Dominique Strauss-KahnLe moment venu, nous aurons à décider tous les trois ensemble comment nous nous engagerons dans cette campagne. »

Ségolène Royal se sentait bien dans ce pacte de non-agression. Elle faisait partie des Socialistes que Solférino proposait aux médias pour les émissions politiques. Ainsi, c’est elle qui remplaça Martine Aubry lorsque celle-ci boycottait Arlette Chabot. De plus, elle a même rencontré il y a à peine 10 jours Dominique Strauss-Kahn. Je peux vous faire un rapport sur ce qui s’est dit pendant l’entrevue : le pacte de non-agression, quand il déciderait d’y aller, à quel moment le bon moment sera venu… Des intentions de Ségolène Royal ? Rien du tout. De cette rencontre s’ensuit l’officialisation du pacte de non-agression par Martine Aubry. Les ex-coopétiteurs mettent en commun leur force pour battre la Droite Sarkozyste. Que ne pouvons-nous être heureux et joyeux d’un dénouement aussi positif ! Un Parti en ordre de bataille, des égos qui sont rangés dans la poche, des conventions qui donnent des résultats amènent des confrontations et définissent un projet ! Mais voilà, Ségolène Royal a craché dessus bafouant ses propos du 31 mai 2010 à l’émission C Politique de Nicolas Demorand. Ségolène Royal s’est portée candidate hier soir à la primaire socialiste seule, inélégamment et en ayant menti aux Français.

Vous avez bien lu. Ségolène Royal a manqué à sa promesse. Reprenons donc sa déclaration : « ensemble« , « le moment venu« , « nous« . Ces mots ont un sens. Ensemble et nous veulent bien dire que la décision sera collective. Sa décision d’être candidate toute seule est totalement inélégante. « Le moment venu » n’est pas anodin. L’objectif est de ne pas prendre en traître les autres membres du pacte de non-agression. En manquant à sa parole Ségolène Royal a menti aux Français qui l’ont cru et qui ont cru au retour de la Gauche.

Alors aujourd’hui que dire ? Partir sur un mensonge n’est pas un bon pari. Ni pour Ségolène Royal et encore moins pour la Gauche. En cassant le Pacte de non-agression, Ségolène Royal agresse Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius. La guerre des tranchées ne fait que commencer et la campagne des primaires risque d’être longue et violente. Oui. La campagne des primaires sera violente. Et ça c’est négatif. C’est négatif car elle part sur de mauvaises bases et que la Droite aura tôt fait d’utiliser l’inélégance et le mensonge de Ségolène Royal contre la Gauche.

Si en 2009, j’avais appelé à voter contre les primaires de la gauche, ce n’est pas pour rien. Je savais pertinemment que malgré tous les beaux discours d’Arnaud Montebourg, les socialistes seraient incapables de tenir leur parole d’une primaire sans coup bas. Alors je n’ai qu’un conseil à donner à mes amis et camarades Socialistes, les couteaux sont de sortie pour encore 12 mois, tenez les fermement de peur blesser la Gauche et de tuer l’espoir d’un peuple entier qui souhaite le changement.

P.S. : Si vous voulez un autre son de cloche, faîtes un tour chez Intox 2007 qui nous la joue revival 90 avec Christophe Dechavanne et son ineffable coucou c’est nous. Sinon, Variae nous parle du coup de poker de Royal.

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Nicolas Sarkozy est un menteur

 

Et il n’est pas le seul! Alain Juppé aussi est un menteur.

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Alain Auffray, journaliste à Libération. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Benjamin Ferran, journaliste au Figaro. Et les journaux dénoncent la supercherie à commencer par Le Parisien, le plus réactif des journaux. Quel sera le journal suivant?

P.S. : En fait, j’ai déjà dit que Nicolas Sarkozy était un menteur : Mensonge et essentialisme.

P.P.S. : Les preuves des mensonges de Nicolas Sarkozy sont pléthores. Ils voulaient une France irréprochable mais soutient son fils à la présidence de l’EPAD (dont il fut le président et dont sa gestion est épinglée par la Cour des comptes et son président Philippe Seguin). Et aujourd’hui il fait pression auprès de sociétés civiles pour aider son autre fils : Pierre Sarkozy.